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"Vaincre la pauvreté n'est pas un acte de charité, c'est un acte de justice"... Nelson MANDELA

 

 

10 ans déjà........

Les pierres essentielles de 2005 à 2015...

Celles qui ont marqué le chemin de nos actions

Depuis le commencement, jusqu'à aujourd'hui...

Un bilan honnête. Avec les "bonnes" et les "mauvaises" expériences, les "bons" et les "mauvais" souvenirs...

Tout ce qui, en définitive, a permis de construire l'association telle qu'elle est aujourd'hui...

Une histoire d'humanité en somme...

 Pour fêter cet évènement, une vidéo à ne pas manquer !

Cliquez-ici : https://youtu.be/aLehCsyyV0E

 

 

Ce flashback permet de faire un bilan provisoire sur 10 ans avec un total de  

203 enfants aidés durant ces 10 années = 75 diplômes obtenus par des enfants qui ne seraient probablement pas allés à l'école...

dont 98 en cours de parrainage au jour d'aujourd'hui (24 nov. 2015)

+ 15 enfants dont le parrainage a abouti

 

...retour sur 2005 :

Fin juin 2005 : Première fois que je mets les pieds au Burkina Faso, en "touriste", avec des amies qui avaient créé une asso d'aide à une pouponnière.
Le choc... Savoir n'est pas la même chose que vivre les situations.
Je savais, mes amies me racontaient, je voyais des photos.. Mais voir de mes yeux, vivre de "l'intérieur" et ressentir tout ça, c'était vraiment différent...
J'ai vu des familles qui ne mangeaient pas, des femmes complètement éteintes, regardant leurs enfants pleurer de faim, impuissantes...

Des bébés qui n'ont plus de lobes d'oreilles : ils ont été mangés par les rats pendant la nuit...

Des enfants qui se jettent quasiment sous les voitures pour attraper un insecte qu'ils pourront manger...

Malgré tout ça (et bien d'autres...), une chaleur humaine indescriptible, une ambiance bienveillante et une population d'une gentillesse exemplaire...

Au retour de ce voyage, il a été très vite évident que je ne pourrais pas me regarder dans une glace si je ne faisais rien pour les aider...

Une goutte d'eau, certes, mais une goutte d'eau quand même... Ne rien faire du tout aurait été ingérable, pas après avoir vu, ressenti et vécu tout ça.

Mais faire quoi ? il y avait tellement de pistes : la santé, l'accès à l'eau, l'aide alimentaire, etc....

Après 4 mois de réflexion, l'aide à la scolarité nous a semblé la plus judicieuse : les aider à se sortir eux-mêmes de cette grande pauvreté, leur donner les moyens d'aller à l'école et d'avoir une vie décente.

Nous avons donc créé "Toubabou Parrainage", en famille avec mon mari et mes enfants.

"Toubabou" est le mot employé par les enfants burkinabè, en Dioula, pour nommer les "blancs".

Le 24 novembre 2005 : création officielle de l’association Toubabou Parrainage Création du site et premiers enfants proposés au parrainage.

Le 30 novembre 2005 : 1er parrainage par la 1ère marraine de l’association Lynda…

C’est le début d’une belle histoire.

Lynda, quand j’ai ouvert ton mail qui m’informait de ton souhait de devenir marraine de Michel, les larmes me sont montées aux yeux :

c’était donc possible…

Mon élan (créer cette asso) n’était pas un simple délire de ma part…

Des personnes me suivraient…

Seule, je ne pouvais rien, mais là, je n’étais plus seule, nous étions 2… et ce n’était que le début…

Merci Lynda.

10 ans plus tard, tu es toujours là, fidèle et engagée.

Au cours de ces 10 années, tu auras successivement aidé 4 enfants : Michel, Aïssa, Chantal et Samira, les deux derniers étant encore en cours...

 

...retour sur 2006 :

Mars 2006 : L’association Toubabou gagne le concours Google Grants : publicité et référencement en 1ère page entièrement gratuits sur plus de 1 000 mots clefs…

En prime : un technicien de Google – touché par mon désarroi à construire cet espace publicitaire et mon incompétence dans ce domaine - reconstruit entièrement notre campagne publicitaire pendant plusieurs jours. Et ceci entièrement bénévolement…

Merci à Google ! Même si, remercier les géants de ce style n’est généralement pas de bon ton, il serait ingrat de ne pas reconnaître l’énorme cadeau qu’ils nous ont fait… il faut bien admettre que, sans ce soutien, l’asso n’aurait jamais pris l’ampleur qu’elle a aujourd’hui… Nous bénéficions toujours, au jour d’aujourd’hui, de cet énorme avantage…

Juste pour info : le site de l’association a eu 47 364 visites en 2015 grâce à cette pub Google.

Novembre 2006 : 1er appel aux dons d’urgence pour Olga, maman de plusieurs enfants parrainés de l’époque.

Un matin Olga fait un malaise, son mari l’emmène d’urgence dans un dispensaire. On lui pose une perfusion qui aggravera irrémédiablement son état de santé, un mauvais diagnostic… et Olga monte à 28 de tension...

Son hospitalisation devient capitale, mais la famille n’a pas l’argent nécessaire.

Quand j’apprends cette nouvelle, Olga est dans le coma, sur les marches de l’hôpital, son mari et ses enfants, aidés par le frère Michel, cherchent désespérément l’argent pour sa prise en charge… Dès qu'ils auront réuni la somme nécessaire, elle sera admise et soignée...

L’asso lance immédiatement un appel aux dons et, en moins de 48h, réussie à rassembler 1 599 euros.

Olga est hospitalisée...

Elle restera plus de 15 jours à l’hôpital. Sa vie est sauvée, mais les conséquences de sa non-prise en charge immédiate sont irrémédiables : elle devra réapprendre à parler, à manger, elle ne reconnaît plus sa famille, etc. Un long parcours et beaucoup de soutien permettront, 2 ans plus tard, à Olga de retrouver une bonne partie de ses capacités… Mais surtout, une maman en vie

Olga en jaune, entourée de ses enfants et de son mari :

Décembre 2006 : Isabelle, marraine actuelle de Wend-Pouiré, crée le logo de l’association gracieusement. Merci Isabelle pour ce magnifique cadeau et pour les enfants soutenus par vos parrainages depuis cette période : Sandrine, Ida et Wend-Pouiré.

9 ans après, vous êtes toujours là, merci !

 

L’année 2006 se termine avec 16 parrainages en cours…

 

...retour sur 2007 :

Février 2007 : 2ème voyage à Ouaga et 1er voyage de visites à domicile des enfants en cours de parrainage.

Rencontre de Mahamadi et de Félicité qui marqueront un nouveau tournant dans les actions de l’asso. Il ont créé une association d’aide aux veuves et aux orphelins : AJF (Afrique Joie Familiale).

44 femmes sont adhérentes de cette asso pour 128 enfants. Mahamadi sollicite l’asso Toubabou Parrainage afin de proposer aux parrainages les enfants de ces veuves.

Au retour de ce voyage, les 9 premiers enfants orphelins de père sont proposés sur le site.

Certains sont encore aujourd’hui en cours de parrainage :

Olivia, parrainée le 8 avril

Christine, parrainée le 26 mai

Assana et Sanata parrainées le 10 juillet

Fatimata Soré parrainée le 13 octobre

et Déborah parrainée le 10 décembre (qui a, depuis, changé de marraine)

 

+ 3 enfants, parrainés durant cette année, qui ont aujourd'hui un métier grâce à leur parrainage :

Amidou, parrainé le 12 avril 2007, instituteur désormais

Patrice, parrainé le 21 avril 2007, Policier depuis quelques mois

Asséta Kabré, parrainée le 26 mai 2007, diplôme de comptable depuis 2 ans, elle a actuellement repris ses études pour être davantage qualifiée.

MERCI aux parrains-marraines de ces enfants : Laurence, Jean-Louis et Josette Budin.

Le 21 avril 2007 : 1ère exposition vente d’artisanat burkinabè au profit de l’association.

Le 26 mai 2007 : 2ème exposition vente d’artisanat burkinabè au profit de l’association

Le 22 août 2007 : 1ère plainte à la gendarmerie pour usurpation d’identité. Une personne malveillante a recopié l’intégralité de notre site internet et se fait même passer pour moi (utilisant mon nom et ma photo) pour obtenir des dons par western union… Cette plainte n’aboutira jamais… mais elle aura permis de mettre en garde les personnes qui veulent nous aider :

Un rappel de quelques règles de bases : L’ASSO NE DEMANDE JAMAIS D'ARGENT PAR WESTERN UNION, ni D'ESPECES ou de MANDAT. Les seuls emails "valables" doivent vous provenir de l'adresse exacte : toubabouparrainage@free.fr en aucun cas d'adresse presque identique du genre : assotoubabouparrainage ou d'un autre fournisseur genre hotmail.com... ce sont des faux.

Nous ne pouvons pas lutter contre cela, la seule chose que nous puissions faire est de vous mettre en garde contre les malversations et usurpations de nom de l'association ou du mien d'ailleurs ! Soyez vigilant et dans le doute, n'hésitez pas à m'appeler…

L’année 2007 se termine avec un bilan de 32 enfants aidés...

 

...retour sur 2008 :

 

Janvier 2008 : 3ème voyage à Ouaga de visites aux enfants parrainés, avec Michèle une amie.

Nous commençons à mieux connaître la situation des familles que nous aidons :

Notre association aide de plus en plus des enfants orphelins de père. Les mamans de ces enfants, donc des femmes veuves, ont une place à part dans la société burkinabè.

Elles sont souvent accusées d’être une « mangeuse d’âme » et donc responsable du décès de leur mari. De plus, la plupart de ces femmes ont refusé le Lévirat,  tradition qui veut qu’après le décès de l’époux, la femme se remarie avec un des frères de l’époux.

Que ce soit par une exclusion de la famille suite à l'accusation de mangeuse d'âme, ou en raison du refus du Lévirat, ces femmes, mères de plusieurs enfants, se retrouvent chassées de la cour familiale qui est toujours celle de l’époux décédé.

Dans ce cas, elles se retrouvent sans logement

Elles doivent louer une maison où faire appel à des bienfaiteurs, souvent des missions religieuses.

Les conséquences de cette situation de rejet sont terribles pour les femmes veuves et pour leurs enfants : Elles se retrouvent avec de très faibles revenus dans les meilleurs cas, souvent sans aucun revenu, et doivent subvenir malgré tout, aux besoins de leurs enfants. Certaines familles, et ce dans les meilleurs cas, ne mangent qu’une fois par jour (le soir), grâce à la solidarité du voisinage. Nous avons quelques fois rencontré des familles qui n’avaient pas mangé depuis 4 jours.

Leur état de santé général est faible. La concentration intellectuelle des enfants à l'école est atteinte. Le ventre vide, ils ne peuvent pas travailler correctement et assimiler les enseignements.

Les redoublements sont fréquents, tout comme les échecs aux examens.

La plupart des femmes  ne sont jamais allées à l'école. La plupart sont donc analphabètes, sans aucune formation professionnelle, elles ne parlent pas la langue officielle, le français, mais seulement leur dialecte qui est souvent le Mooré (langue principale parlée par 45,4 % de la population du pays, c'est aussi la langue véhiculaire du Burkina Faso).

Ces femmes survivent en pratiquant des petits commerces de rue, tels que la vente d’arachides sur une planche dans la rue, le ramassage du sable dans la rue pour le revendre aux entrepreneurs (activité devenue illégale depuis peu de temps, ce qui implique que celles qui continuent à la pratiquer doivent se cacher), la vente du bois qu’elles vont chercher très loin de Ouagadougou et qui entraîne une intense  déforestation aux alentours de la capitale.

Les logements qu’elles occupent avec leurs enfants sont détériorés et insalubres. Certaines femmes louent une maison à très bas prix, ou font l’objet d’une aide d’une communauté religieuse qui leur prête un logement.

Mais ces habitations sont dans un état de délabrement conséquent. Les latrines sont soient inexistantes, soient inutilisables. Le logement n’a parfois pas  l’eau, souvent pas d’électricité. Ces habitations sont dangereuses.

Construites en banco (terre compactée avec de la paille) lors de la saison pluvieuse, certaines d’entre-elles s’effondrent.

Dans ces maisons sans électricité, les enfants ne peuvent pas faire leur devoir le soir puisqu’il fait nuit toute l’année à 18h30 au Burkina Faso. Les cours finissent bien souvent à 18h et les enfants mettent quelquefois 1 heure pour rentrer chez eux.

Ces mamans, qui ont des  moyens financiers très limités voire inexistants, ne se font pas soigner et ne  font pas soigner leurs enfants. De simples plaies finissent en gangrène ou en handicap lourd. Les enfants peuvent mourir d’une crise de paludisme par manque de moyens pour acheter la quinine qui pourraient soulager la crise et faire baisser la fièvre.

Les crises de paludisme, faute de traitement, deviennent chroniques. Cela entraîne des absences répétées et très fréquentes à l'école pour leurs enfants. De plus, elles n'ont eu aucune éducation sanitaire concernant les règles d'hygiène de base, elles ne savent pas qu'il faut désinfecter une plaie par exemple, du coup un problème bénin entraîne un décès par gangrène (la soeur jumelle d'une des enfants parrainées par notre association est décédée à l'âge de 3 ans suite à une plaie non soignée).

Sans parrainage, elles n’arrivent pas à payer les frais de scolarité et cela entraîne un renvoi de l’école aux alentours de Noël. Certains enfants persistent et à se rendent malgré tout en classe. Ils se « cachent » derrière leurs camarades ou sous les bureaux pour passer inaperçus et suivre quand même les enseignements. Bien souvent, ils se font repérer et sont expulsés. Cette situation est source de honte et d’humiliation, pour l’enfant mais aussi pour la maman.

Ces femmes, souvent très dynamiques et volontaires, sont en demande de formation et d’apprentissage. Elles font tout ce qu’elles peuvent pour s’en sortir par leur propre moyen, mais aucun moyen ne sont mis à leur disposition par l'Etat ou par le système bancaire. Afin de donner une chance à leur enfant de ne pas revivre ce qu’elles endurent, ces mamans font leur possible pour scolariser leurs enfants et ont conscience de l'importance de l'éducation scolaire.

Fort de ce constat, nous avons décidé d’aider ces femmes avec la mise en place du programme microcrédit : 20 femmes obtiennent un microcrédit de l’asso, de 5 000 cfa à 70 000 cfa, sur 1 an et sans intérêt.

La liste des microcrédits accordés sur cette page :

http://toubabouparrainage.free.fr/microcredits.htm

 

Le 13 avril 2008 : 1er arrêt de parrainage pour « disparition » de marraine… Vous savez que c’est un sujet qui me met (toujours…) en colère, je ne m’y ferai jamais… et qui revient régulièrement… : Une marraine ou un parrain arrête ses virements réguliers, ne répond plus aux mails ni au téléphone… et un enfant, son/sa filleul(le), perd quelques mois car il n’est pas re-proposé au parrainage immédiatement… ce qui lui fait prendre le risque de ne pas être re-parrainé à temps pour la rentrée scolaire suivante…

Il y en aura malheureusement plusieurs autres de ce style…

 

Le 14 avril 2008 : 1ère saisie de la douane burkinabè d’un colis envoyé à l’équipe à Ouaga… un appareil photo d’occasion, qui devait servir à Mahamadi pour suivre les enfants… Nous avons été obligé de payer 35 573 cfa, soit plus de 54 euros, pour que le colis soit remis à Mahamadi… ça fait cher pour un appareil d’occasion en fin de vie !!!

La leçon tirée de cette histoire : ne plus jamais envoyer de colis à Ouaga… d’où le conseil qui est donné aux parrains-marraines de ne pas le faire (voir guide du parrain)

 

Le 27 avril 2008 : 1ère aide exceptionnelle d’une marraine à sa filleule : l’achat d’une maison par la marraine pour que la maman de sa filleule ne subisse plus le harcèlement sexuel de son logeur… Je ne citerai ni la marraine (qui est désormais donatrice), ni l’enfant pour respecter l’intimité de cette famille. Mais je sais que vous vous reconnaîtrez donc : Merci à vous de tout cœur !

 

Fin juin 2008 : les 1ers diplômes obtenus par des enfants parrainés : 2 BEPC et 1 CEP.

 

Le 5 septembre 2008 : 2ème appel aux dons pour une urgence médicale : Sanata, filleule de Mélissa, âgée de 8 ans, souffre de calculs rénaux obstructifs, responsables d’une « hydronéphrose majeure laminant de façon assez importante le cortex rénal." La famille ne peut absolument pas payer les frais de cette hospitalisation et de l'intervention chirurgicale nécessaire. L’appel aux dons permet de récolter 1 085 euros. Sanata est opérée le 12 septembre grâce à cette solidarité. Sans opération, elle n’aurait pas survécu... Elle se remettra complètement de ce problème pendant 8 ans… nous sommes actuellement en train de payer des examens médicaux car Sanata a à nouveau des douleurs intenses… Un appel aux dons sera peut-être lancé d’ici quelques jours…

Sanata sur son lit d’hôpital il y a 7 ans, entourée de sa maman et de Mahamadi, à l’époque responsable des enfants parrainés :

Sanata et sa jumelle Assana, en pleine forme 1 mois après l’opération :

  

Noël 2008 : 4ème voyage à Ouaga en nombre… mon mari et mes jumelles m’accompagnent, ainsi que de nombreux parrain-marraines :

Les 1ères rencontres entre filleul(le) et parrain-marraine… Des moments inoubliables…

Mélissa, et son compagnon Samuel, marraine de Sanata et Assana :

Samuel et les enfants du quartier :

Nadine, marraine de Mariétou et Amed :

Julien, parrain de Mariam 1, Edwige et Judicaël :

 

Voyage mémorable ! Déjà, le fait de passer les fêtes de fin d’année avec les familles, découvrir leurs traditions (radicalement différentes des nôtres : pas de sapin, pas de cadeaux, pas de guirlandes, pas de Père Noël – ils ne connaissent même pas le personnage, etc.). Pour le nouvel an, ils ne se souhaitent pas « bonne année » mais « meilleure année »…

Le jour de Noël, chaque famille prépare de grosses quantités de nourriture. Chaque visiteur est invité à manger, c’est la tradition, quelle que soit l’heure de la journée.

Nous ne connaissions pas cette coutume et nous avions prévu plusieurs visites d’enfants après être allés manger au restaurant….. Nous avons passé la journée à manger… impossible de refuser, c’est un affront…

Et un réveillon de Noël qui restera gravé longtemps dans les mémoires : nous avions invité toutes les familles d’enfants parrainés afin de partager un repas et une soirée festive : couscous, sucreries, boissons, sapin décoré et guirlandes lumineuses (et oui, nous y tenions !), et sono pour danser… L’ambiance était géniale et les familles ont pu avoir un repas digne de ce nom et oublier un peu leurs problèmes le temps d’une soirée… Le tout complètement offert par l'association.

Toujours pendant ce voyage :

2ème année d’attribution de microcrédits : les 20 femmes précédentes ayant toutes remboursées, nous avons pu réattribuer 17 microcrédits à 17 nouvelles femmes. Nous avons refusé de réattribuer un microcrédit à une femme qui en avait déjà eu un (malgré les demandes). Certaines de ces femmes avaient réussi à créer une activité durable, mais ce n'était pas le cas de la plupart. En conséquence, une formation a été faite aux femmes pour les aider à gérer l'argent de leur micro, l'objectif étant qu'elles apprennent à construire une activité pérenne.

L’année 2008 se termine avec un bilan de 61 enfants aidés.

 

...retour sur 2009 :

Année un peu plus difficile que les précédentes :

-          voyage d’urgence pour vérifier les rumeurs sur le fonctionnement douteux d’une des responsables de l’asso…

-          Fermeture brutale et définitive du dispensaire du frère Michel, provoquant l’arrêt de 14 parrainages…

-          Inondations dévastatrices du 1er septembre…

  

Début janvier 2009 : Emménagement d’une famille dans sa nouvelle maison grâce à une 2ème  aide exceptionnelle d’une marraine à son filleul : l’achat d’une maison par la marraine (acquisition faite en 2008) pour que la famille soit en sécurité. Nobila et son fils vivaient dans une zone dangereuse et une maison insalubre. Ses parrain-marraine ont donc décidé de l’aider en achetant une petite maison. Par la suite, ils amélioreront progressivement l’habitation en faisant creuser des latrines et en aménageant l’intérieur de la maison, sur plusieurs années. Nobila est maintenant rayonnante, sa vie a complètement changé, elle vit dans des conditions décentes et se sent en sécurité. Merci à vous deux de tout cœur.

 

Avril 2009 : 5ème voyage à Ouaga complètement imprévu… tout se décide très vite : en mars, Mahamadi commence à émettre des doutes sur la gestion de la Présidente d’AJF (l’asso avec qui nous collaborions)… Nous demandons à Mahamadi de vérifier d’urgence ce qu’il pressent… Fin mars, Mahamadi confirme que la Présidente demande des bakchichs aux familles qui sont parrainées… Début avril, j’arrive à Ouaga pour mener ma propre enquête et être bien certaine de ne pas accuser une personne à tort… Malheureusement, au fur et à mesure de mes visites surprises dans les familles les choses se confirment…

Mahamadi et moi-même avons dû réorganiser le fonctionnement de l'association au Burkina

Nous ne travaillerons plus avec l'Association AJF.

Nous avons donc rompu la convention qui nous liait.

La Présidente ne considérait pas son temps "bénévole" et prenait des bakchichs auprès des familles (exemple : 2000 CFA pour proposer un enfant au parrainage, un poulet quand un enfant est parrainé, etc...). Elle avait repris 10% à chaque femme qui avait eu un microcrédit…

Evidemment, j'ai immédiatement récupéré l'argent, elle l'avait encore chez elle, notre rapidité de réaction nous a permis de tout récupérer.

Bien sûr, nous n'étions pas du tout au courant de ceci, c'est seulement en début d'année que les mamans ont commencé à parler, fatiguées de devoir payer...

J'ai donc récupéré l'argent de l'association Toubabou Parrainage qui restait sur le compte de l'Association AJF et mis fin à notre collaboration.

Ce fonctionnement était aux antipodes de nos valeurs.

L’équipe à Ouagadougou a été réorganisée :

Mahamadi devient Responsable des parrainages,

Salimata devient Responsable des microcrédits.

 

Le 10 juin 2009 : Fermeture brutale, en moins de 15 jours, du dispensaire du frère Michel.

Une très mauvaise nouvelle : Le frère Michel a eu une inspection des services de santé et n'a pas pu fournir son autorisation d'exercer, il a égaré le papier qui est très ancien (il pense que c'est sa communauté qui l'a mais son supérieur ne le retrouve pas...). Ce papier a plus de 37 ans...

En conséquence, il est dans l'obligation de fermer le dispensaire et de rentrer en France prendre sa retraite…

La conséquence de cette fermeture est l'arrêt des parrainages des 14 enfants du dispensaire, sans le frère Michel sur place, l'association ne peut plus gérer le bon suivi des scolarités et des paiements. Nous avons pour principe de ne jamais donner d'argent aux familles à cause du risque d'utilisation autre que pour les études.

La plupart des enfants passent un diplôme en juin, le BAC pour René, Mireille, Michel, un diplôme professionnel de fin d'études pour Sandrine, le BEP pour Eric.

Nous remercions de tout coeur TOUS LES PARRAINS MARRAINES des enfants du dispensaire pour toute l'aide que vous avez apportée à ces familles depuis plusieurs années, cela a permis à ces enfants de continuer leur scolarité et au frère Michel d'être soulagé de cette charge. Vraiment un énorme merci. La plupart de ces parrains marraines continueront leur engagement avec un nouvel enfant.

 

Fin juin 2009 : diplômes réussis par des enfants parrainés : 2 BEPC  -  5 CEP et 3 BAC

 

Fin Juillet 2009 : Mahamadi, responsable des enfants à Ouaga, réussi son concours d’entrée à l’ENA. Nous sommes tous très fiers et très contents pour lui.

 

1er septembre 2009 : Date gravée dans les mémoires de tous les Burkinabè… Une forte pluie s' abat sur la capitale Ouagalaise faisant d'énormes dégâts. On déplore de nombreux morts et plus de 150 000 sinistrés...

Cette pluie torrentielle a commencé aux environs de 4 h du matin et ne s'est jamais arrêtée jusqu'à  15h...

25 familles d’enfants parrainés subissent des dégâts importants, dont 5 n’ont plus de maison du tout... Voir le bilan complet de l’époque :

 http://toubabouparrainage.free.fr/PhotosJournal/BILANGENERALInondations.htm

Un appel aux dons d’urgence est lancé : il permet de récolter 7 357 euros !

Une grand solidarité s’est formée autour de cette épreuve.

Une aide alimentaire d’urgence a pu être faite : chaque famille a reçu un sac de riz de 50 kg pour subvenir aux besoins vitaux immédiats d’une part,

D’autre part, le projet d’achat de notre terrain voit le jour, il découle directement de ces inondations : au lieu d’aider les familles personnellement à reconstruire, ce qui aurait provoquer des jalousies car nous n’aurions pas pu le faire pour toutes les familles, nous avons décidé d’acheter un terrain et de faire construire des logements sociaux.  Propriété de l’association mise à disposition des familles qui n’auront pas pu se reloger d’ici la fin des travaux.

 

L’année 2009 se termine avec un bilan de 84 enfants aidés.

 

... retour sur 2010 :

Février 2010 : 6ème voyage éclair à Ouagadougou pour acheter un terrain et commencer les travaux de construction.

Avril 2010 : 7ème voyage : visites des enfants parrainés. Josette, marraine de l’asso, m’accompagne. Les enfants préparent un spectacle fabuleux et incroyable pour la visite de Josette.

Pendant une journée entière, les enfants nous présentent des danses, des récitations, une pièce de théâtre et font plusieurs discours. L'idée de l'école d'éveil artistique naîtra à ce moment-là : face à tous ces talents... particulièrement le sketch de Fatimata Tapsoba sur l'émancipation de la femme...

Vous pouvez visionner toutes les vidéos de ce spectacle dans les archives 2010 du journal

ou les plus belles sur notre chaîne Youtube (spectacle de danse du groupe de filles, discours d'Olivia, d'Ahissata et d'Amidou, Sketch de Fati)

 

Juin 2010 : diplômes obtenus par des enfants parrainés : 2 CEP + 1 diplôme d'enseignant

 

Aout 2010 : 8ème voyage à Ouaga. Objectif : superviser les travaux de construction et prendre en charge différents  problèmes de santé.

Plusieurs enfants sont pris en charge :

-          Fatimata Tapsoba : souffre de problèmes de vue, de vertiges et de douleurs aux articulations. Après de multiples consultations, le diagnostic final est une anomalie génétique, de la famille de drépanocytose. Pas de traitement curatif, mais la possibilité de soulager les conséquences de cette maladie ponctuellement.

-          Fatimata Soré : Mahamadi est alerté par les cahiers de Fati : elle prend des notes incompréhensibles en cours, ses phrases n’ont aucun sens, les mots semblent confondus... Son problème d’audition est décelé. Nous commençons une succession de visites, audiométrie et autres examens afin d’identifier le problème.

-          Sylviane : Son état de santé est particulièrement inquiétant, elle est extrêmement faible et vomit du sang depuis trop longtemps, elle dépérit à vue d’œil... Nous commençons un parcours du combattant qui durera 1 an afin d’identifier le problème et d’en voir le bout. Pendant ce temps, Sylviane est en danger de mort permanent : elle n’a plus assez de sang dans le corps et peut faire un arrêt cardiaque à tout moment. Les perfusions de sang sont impossibles… sa famille s’y oppose, pour des raisons compréhensibles que nous ne pouvons pas expliquer publiquement…

-          Patrice : a un accident de la route en vélo. Il percute un obstacle de plein fouet sur la tête, sans casque… Hospitalisé d’urgence, nous prendrons en charge les frais pour qu’il soit soigné (comme pour Olga il y a 2 ans). Après de multiples examens (dont un scanner de la tête), il s’en sortira indemne, une dent en moins et beaucoup de bleus, sans autre conséquence dramatique.

-          Inoussa : Opération d’urgence pour nettoyer une plaie infectée sur la main d’Inoussa.

-   Aïcha : prise en charge par l'association d'un plâtre, Aïcha s'est cassé le bras en tombant d'un arbre..

 Les travaux :

 

Les deux Fatimata, complices et radieuses :

Inoussa après son opération :

Aïcha :

 

Septembre 2010 : 1er enfant parrainé qui obtient un métier grâce à son parrainage : Amidou commence sa carrière d’instituteur.

Je ne mettrai pas de photo : l'association s'est engagée à ne plus diffuser de photos des enfants quand leur parrainage est terminé. Par respect pour leur vie privée.

Septembre 2010 : 1er emménagement des familles sinistrées dans 2 logements terminés.

Septembre 2010 : Début d’un long voyage de Mélissa, marraine des jumelles. Mélissa, et son compagnon Samuel, passeront plus de 4 mois au Burkina. Durant ce séjour, ils feront un travail colossal pour l’association : étude sur les microcrédits, cours de soutien aux enfants parrainés, visites aux enfants, etc… MERCI A VOUS DEUX.

Mahamadi et Mélissa rendent visite à Djamila qui vient d'entrer en internat :

 

2 octobre 2010 : 3ème exposition vente d’artisanat burkinabè, chez Josette, marraine d’Asséta (à l’époque)

4 décembre 2010 : 4ème exposition vente d’artisanat burkinabè, chez Maryse, marraine de Christine

 

L’année 2010 se termine avec un bilan de 105 enfants aidés.

 

…retour sur 2011 :

 

Janvier 2011 : Nous apprenons qu'Inoussa, le frère de Balkissa parrainée par l’association, a été pris en charge par l’ONG "La chaine de l’espoir" pour une opération en France. Inoussa souffre de cardiopathie. Il a été opéré et se porte bien. Il est dans une famille d’accueil, chez Françoise et Jacques. Ces derniers prennent contact avec notre association : ils souhaitent continuer à aider Inoussa à son retour au Burkina en le parrainant. Inoussa rentre chez lui le 11 février, guéri et prêt à reprendre le chemin de l’école. Plein de souvenirs dans la tête : il peut se vanter d’avoir vu la neige et surtout d’avoir été accueilli par des personnes merveilleuses.

 Inoussa de retour en Afrique, retrouve sa famille :

Mars 2011 : 9ème voyage de visites aux enfants. Voyage très très mouvementé ! Le « printemps Arabe » a eu lieu aussi au Burkina Faso...

Aucun média n’en a parlé, mais je peux vous assurer que ça a chauffé… J’étais sur place…

Les années précédentes, j'avais toujours loué une maison pour mes voyages. Face à l'inquiétude de l'équipe sur place pour que j'arrête d'être seule dans une maison, nous décidons de prendre une chambre à l'hôtel pour ce voyage... heureusement...

Ecoles fermées, couvre-feu et militaires armés jusqu’aux dents dans les rues… Tirs à l’arme lourde la nuit, faisant trembler tous les murs de l’hôtel, sms de l’ambassade pour nous dire de rester enfermé là où nous sommes…

bref, une ambiance très différente des autres voyages et un pays qui s’enflamme.

Le 16 avril 2011, le gouvernement sera dissout, conséquence des mutineries et des rebellions de l’ensemble des casernes de la ville. Des soldats en colère investissent les rues, tirent à balles réelles et pillent les magasins, obligeant le Président à quitter Ouaga. La garde présidentielle reprend la situation en main. Les mutins sont traqués et arrêtés. Le pays retrouve son calme petit à petit…

 

Pendant ce voyage, les visites ont été faites malgré tout.

Nous avons également fait appareiller Fatimata Soré. Sa marraine lui a offert l’appareil auditif dont Fati avait besoin. Une dépense colossale de plus de 500 euros. Vraiment Merci à vous Irma.

Nous avons également consulté des spécialistes pour le strabisme de Mounira Soré 1.

Entrepris des soins pour une plaie horrible et énorme sur le pied d’un papa d’enfant parrainé, qui ne pouvait plus travailler et donc subvenir aux besoins de sa famille.

Idem pour la maman d’une autre enfant parrainée : plaie en cours d’infection dangereuse sur le pied, depuis 3 ans ! Des soins réguliers ont été commencés.

Mais aussi, début d'une belle collaboration entre l'association et les patrons de l'hôtel où nous descendions : Paulina et Richard.

A partir de ce voyage, Paulina prendra une place très importante dans les activités de l'association. Infirmière de métier, elle s'occupera des problèmes de santé des enfants parrainés...

 

Le 16 mai 2011 : Hospitalisation d’urgence de Djamila, prise en charge par l’asso. Intoxication alimentaire grave (plusieurs enfants du collège dans le même cas). Sa famille ne peut pas assumer financièrement. Impossible de laisser Djamila sans soin.

 

Fin juin 2011 : Diplômes obtenus par des enfants parrainés 10 CEP, 1 BEPC, 1 CAP, 1 BEP et 1 diplôme d’infirmière.

2ème enfant parrainée qui obtient un travail grâce à son parrainage : Ahissata est désormais infirmière.

 

Le 28 septembre 2011 : nous apprenons la grossesse de 2 de nos jeunes filles parrainées. Pour une, ce sera un arrêt de parrainage, ses résultats scolaires étaient médiocres et elle avait été prévenue lors de mon voyage précédent, ses études ne l’intéressaient pas... Pour la seconde, Salimata est allée discuter avec le directeur de son école afin de voir s'il l'acceptait malgré tout. Sa réponse a été positive, ce qui n’était pas gagné... Compte tenu de ses résultats scolaires excellents, de sa volonté de continuer l'école, et de l'imminence de l'aboutissement de sa scolarité (BAC), nous avons décidé de ne pas arrêter son parrainage.

Ces nouvelles situations (jamais rencontrées jusqu'à présent au sein de l'asso) posent une vraie question : celle de la contraception éventuelle des "jeunes filles" encore scolarisées... Question que nous mettons donc au programme de mon prochain voyage : projet de réunion avec toutes les filles en âge d'avoir une vie sexuelle. Mais question loin d'être simple compte tenu de leur culture : la contraception est considérée comme une incitation à la débauche... Sujet chaud bouillant... la sexualité est tabou...

 

Le 1er octobre 2011 : 5ème exposition vente d’artisanat chez Josette.

 

Le 6 octobre 2011 : Mahamadi vient de terminer ses études à l’ENA. Il est affecté à un poste de… Préfet ! Quelle fierté pour toi Mahamadi et quelle réussite. Il est nommé à 600 km de Ouaga, vers Banfora. Mahamadi n’aura plus suffisamment de temps pour s’occuper de l’asso. A partir de ce moment là, il laissera tout doucement la place à Salimata, par la force des choses.  

 

Le 11 octobre 2011 : les travaux de notre construction avancent à grands pas grâce à l’aide d’un donateur, Michel, qui a pris en charge la construction de la clôture (gros budget car très grande clôture…). Notre terrain est maintenant sécurisé. Merci à toi Michel pour ta grande générosité.

Fin novembre 2011 : Encore grâce à Michel, une partie d’un container est réservé gracieusement pour notre association et part de France, son arrivée est prévue début janvier. Plus de 70 cartons de vêtements et de livres, récoltés depuis plusieurs mois par Josette, peuvent enfin quitter son garage pour profiter aux familles burkinabè. Le projet bibliothèque va pouvoir voir le jour

 

L’année 2011 se termine avec un bilan de 117 enfants aidés.

 

…retour sur 2012 :

 

Janvier 2012 : 11ème voyage à Ouaga. Visites à domicile des enfants parrainés. Deux personnes m'accompagnent : Josette, marraine de l'asso, et Monique, donatrice.

57 enfants à visiter et des problèmes de santé à régler.

Le 27 janvier : Mounira Soré 1 est opérée pour son strabisme par une équipe de chirurgien de Toulouse en voyage à Ouagadougou, à la clinique Protestante. L'opération réussie, son strabisme est corrigé. Mounira sortira de l'hôpital dès le lendemain. Malheureusement, nous n'avons pas pu faire le point avec le chirurgien qui l'a opérée avant son retour en France. Elle nous aurait probablement dit de prévoir une rééducation... car quelques mois après cette opération, l'oeil qui n'a pas été opéré se met à dévier et le strabisme recommence...

Emménagement d'une 3ème famille dans nos logements : Aude et son fils, Steven, vivent à la rue. Aude a le VIH, et quand son propriétaire l'apprend il la met dehors. Nous proposons d'urgence Steven au parrainage et installons la petite famille dans la grande maison de l'association. Paulina nous présente Justine qui travaille dans une association de lutte contre le SIDA. Justine met en place en urgence un protocole de soin pour Aude qui est dans un état d'affaiblissement important.

Ahissata, infirmière désormais grâce à son parrainage, prépare une formation sur la contraception. Nous réunissons toutes les filles parrainées et en âge d'être concernées un après midi. Ahissata leur explique les différentes méthodes de contraception et les risques VIH, etc. Cette formation est un véritable succès. De nombreuses questions sont posées par les jeunes filles. En fin de formation, nous faisons rentrer les mamans, qui, à leur tour, posent beaucoup de questions à Ahissata. A la fin de cette journée, les mamans nous remercient très chaleureusement d'avoir fait cette information. Elles nous expliquent qu'elles ne peuvent pas le faire elles-mêmes : leur tradition les en empêchent. La croyance est, que si une maman parle de sexualité ou contraception à sa fille, elle l'incitera à avoir des rapports et sera responsable d'une grossesse précoce.

Quelques filles qui étaient présentes, assez gênées par le sujet abordé... mais cela n'a pas duré longtemps !

Salimata (en rouge à droite) qui discute contraception avec les mamans des filles :

 

Le 3 avril 2012 : Appel aux dons pour une aide alimentaire d'urgence aux familles. Les prix ne font qu'augmenter au Burkina, les familles n'arrivent plus du tout à suivre. Salimata nous signale que de nombreuses familles ne mangent plus du tout. L'appel aux dons permettra d'acheter un sac de nourriture dans chaque famille.

Mai 2012 : 12ème voyage à Ouaga.

Distribution de l'aide alimentaire aux familles.

Quelques visites d'enfants, mais surtout des problèmes de santé :

- Salimata s'est cassé le pied mais n'a pas les moyens de se faire soigner. Nous prenons en charge le plâtre et la rééducation nécessaire après.

- Aude : quand j'arrive chez Aude pour prendre de ses nouvelles, je la trouve quasiment dans le coma... crise de paludisme. Nous l'avons emmené d'urgence à l'hôpital. Son médecin l'a mise sous perfusion et l'a hospitalisée. Nous lui avons apporté tout le nécessaire pour son séjour. La grand fille de François (papa de Nathanaël, notre chauffeur), Florence, a accepté de rester à côté d'elle tout le long de son hospitalisation. Il faut savoir qu'ici, il est nécessaire d'avoir quelqu'un à ses côtés car les infirmières sont en nombre très réduit et ne peuvent pas s'occuper des malades, hormis pour les changements de perfusion et la prise de médicaments. Les malades doivent se débrouiller seuls pour se changer, se laver, s'alimenter et aller aux toilettes. Dans le cas d'Aude, ce n'était absolument pas possible qu'elle reste seule car elle ne peut pas se lever, elle est trop faible. Florence reste donc avec elle et dort la nuit sur une natte à ses côtés. Je suis vraiment très affectée par l'état d'Aude, je dois avouer que j'ai eu du mal à gérer émotionnellement cette situation terrible et ces conditions lamentables et affligeantes, j'ai vraiment du mal à accepter que des êtres humains n'aient pas "droit" au minimum vital comme les soins de santé, naturellement sans que ce soit un parcours du combattant et de grosses dépenses... Sans intervention de notre part, Aude était seule, en train de perdre vie dans sa maison sans que personne n'intervienne, faute de moyens financiers... Je mets une photo de Aude qui n'a besoin d'aucun commentaire

 

Le 27 mai 2012 : Coup de téléphone à 5 heure du matin de Ouaga : La maman de Steven, Aude, est décédée dans la nuit. Voilà le mot que je mets à l'époque dans le journal : "Je suis tellement triste que je ne sais pas quoi dire de plus... Triste mais aussi en colère. Si ses examens de laboratoire avaient été faits en février (comme ils devaient être faits, sa soeur s'y était engagée...), Aude serait probablement encore de ce monde. Tout ça pour 10 000 cfa soit 15 euros. Elle aurait pu commencer son traitement en février, et ne pas attendre mon arrivée au mois de mai, où malgré tous nos efforts, son corps n'en pouvait plus. Je n'oublierai jamais cette femme merveilleuse, combattante et adorable, cette maman attentionnée et proche de son enfant. Je regrette de ne pas l'avoir rencontrée plus tôt. Aude a été enterrée vendredi après-midi. Les mamans des autres enfants parrainés se sont occupées d'elle et de sa préparation jusqu'au bout, afin qu'elle parte dignement ; elles ont été merveilleuses et je les en remercie de tout coeur. Aude est partie... Pour 15 euros... Cela mérite réflexion..."

 

Juin 2012 : Diplômes obtenus par les enfants parrainés : 4 CEP - 4 BEPC et 1 BAC

Le 29 septembre 2012 : 1er concert au profit de l'association avec une affiche magnifique, faite gracieusement par une personne qui s'intéresse à nos actions, Laurence. Concert organisé et entièrement géré par Josette, marraine de l'asso. Ce concert s'est extrêmement bien déroulé. Nous nous sommes régalés ! Les chorales étaient vraiment géniales et tout le monde a été enchanté. Un grand MERCI aux chorales pour leur générosité, leur temps et leur soutien. La mobilisation n'a pas été très forte, une petite déception quant au nombre de personnes présentes, un peu moins de 100 alors que le lieu pouvait accueillir 400 personnes... dommage... La recette a malgré tout été satisfaisante : 1 091 euros au total.

MERCI A TOUT CEUX QUI ONT FAIT L'EFFORT DE VENIR et SURTOUT A JOSETTE, marraine d'Asséta et de Fadilatou, qui a tout organisé avec brio et qui a fait un boulot impressionnant..

Octobre 2012 : 13ème voyage à Ouaga.

Visites aux enfants parrainés.

Travaux supplémentaires pour faire avancer notre construction, en particulier pose d'un portail, offert par un donateur, Michel. Pose d'arbres, offert par une marraine.

Démarches pour  finaliser les formalités administratives pour l'obtention des papiers officiels pour notre maison, mais aussi pour l'officialisation de notre asso au Burkina. Nous n'avions jamais eu le temps de faire ces démarches mais cette fois-ci, j'avais préparé tous les dossiers et cela a été réglé très facilement. Grâce à l'aide d'une personne burkinabé "au bras long", nous avons évité des démarches longues et coûteuses et nous avons obtenu satisfaction très rapidement.

Vidéo de remerciements des enfants parrainés aux chorales qui ont chanté en France au profit de l'asso. Revoir cette vidéo ici : http://youtu.be/QREt0glkx1k

 

Le 16 novembre 2012 : Appel aux dons pour Marie-Thérèse, enfant récemment parrainée, soufre d'ostéomyélite depuis le 24 Mars 2007. En septembre 2011, son médecin traitant a lui-même pris en charge une chirurgie afin qu’elle ne perde pas sa jambe.  Cette chirurgie avait mis fin à sa souffrance, tout allait bien. Malheureusement, elle est tombée en descendant les escaliers de sa classe et une fracture est survenue sur le fémur. C'est après cette fracture qu’une des plaies s'est remise à s'infecter, il ya quelque mois de cela. Elle souffre terriblement. Au jour d'aujourd'hui, deux bouts d'os sont dans la chair et empêchent que la plaie ne se referme correctement. Sa plaie est à nouveau purulente. Marie-Thérèse doit être à nouveau opérée. Cette opération coûte environ 250 000 cfa. Le papa ne peut pas payer cette opération, il arrive tout juste à subvenir aux besoins vitaux de la famille. Marie Thérèse sera opérée grâce à vos dons en début d'année 2013. Elle se remettra complètement par la suite. Merci à tous les donateurs !

Le 24 novembre 2012 : 6ème  exposition vente d'artisanat chez Patricia et Alexandre

Le 1er décembre 2012 : Nous tentons une expérience pour trouver des fonds supplémentaires : faire imprimer de magnifiques cartes postales pour les voeux de fin d'année. Ces cartes sont vendues au profit de notre association au prix de 3 euros l'unité et de 10 euros le lot de 4. Une carte mesure 15 cm x 15 cm, elle est accompagnée de son enveloppe, le tout d'excellente qualité... Echec complet de cette opération : une bonne centaine de cartes resteront invendues malgré nos appels à l'aide multiples pour les vendre. Et une grossière erreur sera faite : imprimer l'année "2013"... donc impossible de les écouler les années suivantes...

 

L’année 2012 se termine avec un bilan de 137 enfants aidés

 

…retour sur 2013 :

 

Janvier 2013 : L'année commence par de très mauvaises nouvelles : plusieurs décès successifs sur lesquels je ne reviendrais pas par respect pour les personnes concernées. Début d'année bien triste...

Mai 2013 : 14ème voyage à Ouaga. 1ère fois que nous ne voyons que la moitié des enfants parrainés, la 2nde moitié sera vue au cours d'un autre voyage. Le nombre d'enfants parrainés est devenu trop important pour continuer à les voir tous au cours d'un voyage de 15 jours.

12 arrêts de parrainage sont décidés au cours de ce voyage : des enfants qui, après plusieurs avertissements, ont un comportement inacceptable à l'école, qui se font renvoyer ou qui s'absentent beaucoup trop souvent. Nous ne pouvons pas cautionner ce genre de comportement, et nous ne pouvons pas aider quelqu'un qui ne veut pas l'être... Cette succession d'arrêt marquera les esprits et servira d'avertissement aux autres familles : sans la collaboration des familles et de l'enfant parrainé, nous ne faisons pas durer une situation qui va tout droit à l'échec.

Judith, maman de Julio, intègre l'équipe de l'association et devient responsable de la communication entre Ouaga et la France.

Rencontre de Prisée au cours de ce voyage, grâce à Paulina qui me le présente, pensant qu'il aurait sa place au sein de l'association. Elle avait raison. Il intégrera l'association dans les semaines à venir en tant que Responsable du suivi des enfants parrainés.

19 juin 2013 : Assemblée Générale de l'association. Excellente journée suivie d'un repas convivial le soir avec ceux qui ont pu rester.

Juin 2013 : Diplômes obtenus par les enfants parrainés : 7 CEP - 1 BEP compta - 1 BEP électricité - 1 diplôme de couturière et 1 diplôme d'infirmière.

3 parrainages aboutis :

Amdiatou a eu un BEP d'électricienne

Asséta Kabré un BEP de comptable

Asséta Ouedraogo un diplôme de couturière

Bravo les filles !

 

8 juillet 2013 : Mariage de Salimata. Heureuse nouvelle qui amènera Salimata a cesser progressivement ses activités au sein de l'association dans les mois à venir. Toutes nos félicitations et MERCI pour ces années de collaboration et d'implication dans les activités de l'association.

7 août 2013 : Création de la page Facebook de l'association et de la chaîne Youtube. (toutes deux au nom de : Toubabou Parrainage)

11 septembre 2013 : Lancement du projet d'ouverture d'école d'éveil artistique, sur un site de financement participatif. Voilà le résumé du projet : 

Ce projet consiste à ouvrir une école d'éveil artistique pour des enfants burkinabè démunis.

Notre association, Toubabou Parrainage, existe depuis 8 ans. Nous aidons actuellement 66 enfants en leur permettant d'aller à l'école.
Etre scolarisé, c'est bien.
C'est utile pour leur avenir.
C'est utile pour leur pays.

Mais quand un enfant a un talent, de serait dommage de ne pas l'aider à le développer.

Quand je vois Fatimata jouer un sketch avec autant de passion...
Quand j'entends Olivia chanter et que les larmes me montent aux yeux...
Quand je lis les lettres de Christine à sa marraine et que je suis déçue qu'il n'y ait pas plus de pages...
J'ai envie de croire que c'est possible.
Possible de les aider à développer ces talents.

Le projet consiste à construire une grande salle de cours artistiques.
Cette salle nous permettra de mettre en place des cours de théâtre, de chant, de danse et d'écriture. Des cours gratuits pour ces enfants.
Plus aucun obstacle au développement de leur talent..

et la vidéo de présentation du projet en cliquant ici : https://youtu.be/S0WiWqYC4_k

Septembre 2013 : 15ème voyage à Ouaga. Visites des enfants non visités en mai. Intégration de Prisée dans l'équipe en lui présentant les familles. Réunions de réorganisation de l'équipe à Ouagadougou en présence de Michel, donateur de l'association.

5 octobre 2013 : 7ème exposition vente chez Josette (et oui encore ! Merci Josette !)

Décembre 2013 : 16ème Voyage complètement différent des précédents : Ce voyage a pour but de faire le tour du Burkina afin de repérer les plus jolis endroits, et par la suite, prévoir des voyages avec un circuit établi pour ceux qui le désirent. C'est un très vieux projet qui prend forme grâce à l'aide de Michel (un donateur de l'asso qui était avec moi lors du dernier voyage). Michel possède des gros véhicules 4/4 aménagés comme un camping-car. Nous allons vérifier la faisabilité de ce genre de voyage avec ses véhicules. Nous allons faire plus de 2 000 km en 8 jours. Ce voyage a été fabuleux et inoubliable.

Voir un montage photos de ce voyage ici : https://youtu.be/9j3DotnrWV0

11 décembre 2013 : Patrice vient de réussir le concours d'entrée à l'école de Police. Quel fierté pour lui et pour nous !

 

L’année 2013 se termine avec un bilan de 152 enfants aidés

 

…retour sur 2014 :

Quelle année !...

1er mars 2014 :  Début d'une aide Pôle emploi qui permet de financer un poste salarié à mi-temps dans l'association pour 2 années. Grâce à mon passage en catégorie "sénior" (plus de 50 ans) et à mon statut de chômeur à cette époque, je deviens "chargée de développement" pour l'association. Emploi salarié de 24 heures par semaine. Salaire brut pris en charge à 95% par l'aide du Pôle emploi. Ce statut me permettra de mettre en route de nombreux projets et de donner de l'ampleur aux actions de l'association. Nous avions 2 ans pour trouver un relais à cette aide exceptionnelle. Malgré de nombreuses tentatives de toutes sortes (demandes de subventions, recherches de fonds privés, etc.), aucun relais n'a été trouvé au jour d'aujourd'hui... Toutes les pistes ont été explorées, et sauf miracle de dernière minute... ce poste s'orientera très probablement sur un licenciement en mars 2016, période à laquelle l'aide Pôle emploi s'arrête.

Mars 2014 : 17ème voyage à Ouaga en nombre : Franck (Président) et Laurène (marraine) se chargent des travaux de construction de l'école d'éveil artistique. Nous sommes également accompagnés par de nombreux parrains marraines : Josette, Magalie (marraine et trésorière de l'asso), Patricia et Alexandre et leurs 2 enfants Lola et Robin. 

Quel voyage ! Plein de choses à dire et à revivre... :

Visites d'enfants à domicile, comme d'habitude, mais surtout début des travaux pour l'ouverture de l'école d'éveil artistique. Projet devenu réalisable grâce à vos nombreux dons, et à un énorme don fait par Patrica et Alexandre. Merci de tout coeur à vous tous.

Cliquez ici pour voir un diaporama de l'évolution des travaux durant ce séjour.

Mise en place et ouverture de la bibliothèque et d'une pharmacie. Grâce aux efforts de Josette, qui a récolté des livres depuis plusieurs mois, les a emballé et expédié... et fait le boulot inverse à Ouaga : déballage des nombreux cartons (70 !), nettoyage et classement des livres sur les étagères... MERCI à toi Josette, la bibliothèque est très appréciée des enfants, elle connaît un sacré succès !

Avant rangement :                            Après l'énorme boulot de Josette, aidée par Magalie :

  

Mise en place d'une armoire pharmacie d'urgence, ceci grâce aux dons de matériel récolté par Guillaume, parrain de Souleymane. Merci à toi !

Rencontre des parrains marraines avec leurs filleuls :

Lola et Robin avec Julio (au milieu) :                    Julio et sa marraine, Patricia :

 

Concours de grimaces chez Judith et Julio :                Patricia, Alexandre, Lola, Robin avec Kalifatou et ses frères jumeaux :

 

Kalifatou aux anges ! jamais eu autant de bisous...

Cours particulier de natation pour Julio :            fou-rire de Judith et Lola :

 

Sourires difficiles car retour en France dans quelques heures...

Josette et Sylviane avec sa maman :

Magalie avec son filleul Raimi et toute sa famille, Prisée à droite :

 

Réorganisation de l'équipe à Ouaga : Salimata arrête ses activités, elle n'a plus le temps. Nous la remercions de tout coeur pour toutes ces années données au service de l'association. Prisée prend sa place et devient responsable du suivi des enfants et de la comptabilité. Judith garde son rôle de responsable de la communication. Et François se tient disponible pour aider Prisée et Judith quand cela sera nécessaire, il est également le responsable du suivi des travaux de notre siège.

Une petite photo de cette belle équipe, accompagnée par la trésorière de l'asso, et également marraine de Raimi, Magalie :

Magalie, Judith (tee-shirt noir et blanc), Prisée (avec le sac à dos) et François (à droite) :

Avril 2014 : Patrice vient de réussir le concours d'entrée à l'école de police. 6ème parrainage abouti. Patrice sera très prochainement policier. Félicitations à toi et merci à ton parrain Jean-Louis pour ces 8 années de parrainage qui portent leurs fruits !

Avril 2014 : Victor vient de réussir son examen de fin d'année avec brio : 18/20 de moyenne, 2ème de sa promotion ! Félicitations à toi. 7ème parrainage abouti. Victor a désormais un diplôme de génie civil électricité-bâtiment d'une école extrêmement réputée au Burkina... Victor revient de très loin, après avoir été en échec scolaire en classe de 3ème, renvoyé de l’école et malade, arrêt de parrainage par sa marraine de l'époque... il a remonté la pente grâce à son re-parrainage et au soutien de ses parrain-marraine, Joëlle et Christian, pour finir en beauté... Merci à vous !

Le 9 avril 2014 : Après de nombreuses démarches qui auront duré plusieurs années, nous obtenons enfin notre numéro d'agrément au Burkina : Arrêté ministériel n°2013-000057 portant autorisation d'exercer au Burkina Faso de l'association dénommée "Toubabou Parrainage". Nous sommes désormais reconnu au Burkina comme une association "officielle", ce qui va nous ouvrir de nouvelles portes de collaboration avec des institutions burkinabé. Ces démarches ont été longues et laborieuses : elles ont commencé il y a plusieurs années, suspendues par des élections, changement de personnes en charge de ce genre de dossier, dossier perdu, remontage du dossier, papiers manquants, demandes de précisions, dossier promené entre différents ministères, perdu, retrouvé, etc, etc... bref, c'est chose faite désormais...

Le 13 avril 2014 : 1ère rencontre des enfants pour le 1er cours de théâtre de l'école d'éveil artistique. Merci au professeur Laurent qui donne ces cours aux enfants.

Acquisition d'un Balafon et d'un Djembé pour des activités musicales :

Le 17 mai 2014 : Participation de notre association au 1er marché solidaire à Lyon. Comme la photo le montre, le public n'était pas au rendez-vous...

Le 24 mai 2014 : Assemblée Générale de l'association. Toujours suivie d'un repas convivial en soirée. Excellents moments partagés...

Le 27 mai 2014 : Des élèves du Lycée du Guiers participent à un vide grenier au profit de l'association. Merci à ces jeunes pour ce soutien !

Le 1er juin 2014 : 2ème concert organisé dans une église au profit de notre association. Merci aux chorales et au groupe de mandoline pour leur participation gracieuse. Et merci à Josette pour l'organisation de cet évènement très réussi.

Juin 2014 : Diplômes obtenus par des enfants parrainés : 4 CEP - 3 BEPC - 1 BAC et 1 diplôme d'infirmière.

Le 24 juillet 2014 : Terrible épreuve pour notre association et pour leur famille et amis : Paulina et Richard étaient dans l'avion d'Air Algérie qui s'est écrasé au Mali.... C'est un cauchemar... L'association entière est en deuil, ici en France mais surtout là-bas à Ouaga... Voilà le mot que je mets à l'époque dans le journal :
"Paulina a tellement fait pour notre asso. Infirmière de métier, elle prenait en charge les enfants parrainés, ou leur parents, qui avaient un souci de santé. Elle mobilisait les médecins, déplaçait des montagnes quand il le fallait (par exemple pour Aude qu'elle a réussi à faire rentrer dans un programme de trithérapie en moins de 48 heures alors que le pays était en rupture de stock)...
Autant dire que plusieurs de nos enfants parrainés sont dans un état de choc que je n'ose pas imaginer...
Sans Paulina, nous n'aurions jamais eu la chance d'intégrer Prisée dans l'association, c'est elle qui me l'a présenté et qui a pensé à lui pour reprendre le flambeau quand les choses allaient mal.
C'est Richard qui m'a réconfortée quand, face aux épreuves et aux difficultés, je tenais des propos déprimants, songeant à tout arrêter... Richard m'a dit une phrase que je n'oublierai jamais : quand tu plantes une dizaine d'arbres, deux ou trois ne pousseront jamais, deux ou trois vont timidement grandir, et les autres vont devenir des arbres magnifiques, mais pour obtenir ces derniers tu es obligée d'en planter plus (faisant référence aux enfants que nous aidons et qui n'aboutissent qu'à très peu de choses...), comme cette phrase m'a aidée...
Je suis honorée de vous avoir connu et d'avoir partagé, pendant 5 ans, des moments intenses, délicieux et quelques fois plus légers, des fous rires, des repas grandioses, des discussions passionnantes, des coups de gueule, etc....
J'aurais seulement aimé que nous ayons un peu plus de temps, mais la vie en a décidé autrement...."

Que la terre vous soit légère... Vous nous manquerez terriblement...

 

Août/septembre 2014 : 18ème voyage à Ouaga avec des objectifs différents des voyages habituels :

Les 3 premières semaines sont consacrées à la réalisation d'interviews : 22 femmes ont été interrogées sur leur parcours. L'objectif étant la réalisation d'un documentaire sur la vie des femmes au Burkina Faso. Ce projet est toujours en cours de finalisation au jour d'aujourd'hui.

La dernière quinzaine du voyage est consacrée aux visites aux écoles et aux dernières familles parrainées. Les visites dans les écoles ont pour objectif de nous présenter officiellement aux directions des différentes écoles où nous avons des enfants parrainés. Nous n'avions jamais eu le temps de le faire... Ces visites ont été très enrichissantes et ont permis au personnel de direction et à la surveillance de nous rencontrer et d'échanger sur nos actions. Prisée est très apprécié, de toute évidence. Il fait un travail remarquable au niveau du suivi des enfants. Un grand merci à lui !

Au cours de la dernière quinzaine, Magalie (trésorière et marraine) et 2 de ses amies me rejoignent à Ouaga. Nous organisons plusieurs rencontres avec les enfants, des rencontres ludiques, à l'école d'éveil artistique. Nous essayons de leur apprendre Oh Happy Day, mais cela s'avère trop compliqué, c'est une chanson qu'ils ne connaissent pas du tout et l'anglais est un handicap. Magalie et ses amies ont donc enchaîné sur des moments de détente et de rire : elles ont appris aux enfants à danser le Madison entre autres. Les enfants se sont beaucoup amusés, les filles particulièrement (les garçons étaient très peu nombreux...).

C'était vraiment très sympa de  voir ces enfants rire aux éclats et de passer des moments heureux tous ensemble. Merci à Magalie, Claire et Daisy !

Montage vidéo de ces moments partagés avec des chants et des danses : http://youtu.be/BqehBPoIDpc

Le 29 septembre 2014 : l'équipe à Ouaga s'agrandit : Tidiane et Mariam donnent désormais des cours de soutien aux enfants. Tidiane, étudiant en faculté de médecine, donne des cours de soutien tous les dimanches aux élèves de Terminale, mais aussi à ceux de 3ème qui ont des difficultés en math, physique, chimie. Mariam, quant à elle, donne des cours particuliers à Ida, tous les samedis. Ida a un sérieux problème de niveau scolaire qui l'empêche de suivre ses cours en école de santé. Ida fera une avancée spectaculaire grâce aux cours de Mariam et à ses efforts personnels impressionnants. Merci à Tidiane et Mariam !

Tidiane (chemise colorée) au milieu des élèves de Terminale :                                        Mariam :

Le 21 octobre 2014 : Appel aux dons pour Asséta, la grande soeur de Nafissatou, a besoin de notre générosité à tous. Elle souffre d'ostéomyélite chronique depuis l'âge de 7 ans. Elle a, au jour d'aujourd'hui, 27 ans et aucun médecin ne trouve le moyen de la soulager. Elle est devenue résistante à beaucoup de médicaments, les anti douleurs n'ont plus aucun effet. Elle souffre terriblement et passe des nuits entières à hurler de douleur. Ses jambes sont dans un état horrible... Elle a récemment dit à sa maman que, si aucun médecin ne trouvait le moyen de la soulager, elle ne souhaitait plus continuer à vivre... .
Nous avons emmené Asséta en consultation à l'hôpital. Le médecin consulté propose une opération qui consiste à nettoyer les os trop atteints puis faire un traitement d'antibiothérapie puissant. Tout cela coûte beaucoup trop cher pour être supporté par la famille.

L'appel aux dons sera une réussite complète, tout comme l'opération d'Asséta, réalisée en début d'année 2015. Opération qui réglera complètement son problème et qui lui permettra de marcher à nouveau et surtout, de cesser de souffrir... MERCI à tous les donateurs qui ont permis cette opération. Et Merci aux donateurs qui sont restés en contact avec elle jusqu'à aujourd'hui et qui la soutiennent considérablement.

Asséta :

 

Novembre 2014 : Début des problèmes de santé de Kalifatou. Grosse inquiétude pour Kalifatou qui fait des crises impressionnantes et des malaises sans raison apparente. Plusieurs interventions de l'association pour tenter de la faire voir par des professionnels. Bras de fer avec sa famille qui n'intervient pas, sous couvert de croyances et de différences culturelles... que nous respectons certes, mais nous ne pouvions pas laisser la petite s'enfoncer dans des problèmes qui perturbaient considérablement sa scolarité (plus d'1 mois d'absence à l'école...) sans rien faire... Bref, après 2 mois d'efforts, de soins divers et de participation active, aussi bien de l'équipe sur place, que de Patrica et Alexandre, ses parrains, nous sortons enfin de cette mauvaise période et retrouvons Kali rayonnante... Photos de la belle avec Prisée puis avec Judith :

Le 31 octobre 2014 : Renversement du Président du Burkina Faso : Le « pays des hommes intègres » (traduction de « Burkina Faso ») ne veut plus de Blaise Compaoré. À 63 ans, après 27 ans d'exercice ininterrompu du pouvoir, le « beau Blaise » - comme on le surnomme en raison de son physique avantageux - a poussé le bouchon trop loin. En affirmant sa volonté de transformer la Constitution pour briguer un cinquième mandat, il a précipité son départ... La population se rebelle... et réussit à le faire partir... Les émeutes ayant abouti au renversement de Blaise Compaoré ont officiellement fait 24 morts et 625 blessés entre le jeudi 30 octobre et le dimanche 2 novembre 2014. Voici ce qui diront les journaux de l'époque : "Le Burkina Faso est en train de rédiger une des pages les plus belles de son histoire, avec la nomination, ce lundi, du dirigeant de la transition qui intervient seize jours après la chute du Président Blaise Compaoré. Le diplomate Michel Kafando a été choisi pour diriger la transition."

Photo impressionnante des rues de Ouagadougou au moment de la révolte de la population :

 

Le 2 décembre : Mariage de Prisée et Denise, et naissance de leur 2ème enfant Elisée. Belle petite famille à qui nous souhaitons beaucoup de bonheur ! et un grand merci à Prisée pour tout le boulot accompli pour les enfants de l'association.

  

Les 13 et 14 décembre 2014 : Participation de notre association au Marché de Noël de Pusignan (ville de la région lyonnaise). Participation très décevante, peu de monde et beaucoup de travail pour très peu de retour. A ne pas refaire... même si nous ne regrettons pas d'avoir essayé.

 

L’année 2014 se termine avec un bilan de  164 enfants aidés

 

…retour sur 2015 : jusqu'à la date anniversaire du 24 novembre...

Petit retour rapide sur l'essentiel car ces évènements sont très récents et encore dans les mémoires...:

 

Mars 2015 : 19ème voyage à Ouaga avec Franck, Président de l'asso, et Guillaume, parrain de Souleymane.

43 enfants ont été vus chez eux :

34 familles vont bien ou avaient une difficulté qui a pu être gérée,

9 familles ont posé un réel problème qui a été détaillé dans les rapports individuels

2 enfants n'ont pas été vus, mais des infos pourront quand même être données sur leur situation

Des problèmes de santé ont été traités pour : Asséta (récemment opérée), Djamila, Judith, Fatimata Soré, Mounir et Mounira 1.

2 réunions avec toutes les familles ont été faites : 1 pour le projet de création d'une coopérative de savonnerie (projet qui sera abandonné fin août en raison de la dangerosité des produits utilisés) et 1 pour le fonctionnement général des activités de l'association.

L'électricité a été installée dans tous les locaux de notre maison et la peinture blanche va être faite dans l'école d'éveil artistique.

Nous avons organisé des entraides entre enfants de même niveau. Les "bons" élèves vont aider d'autres enfants en difficulté.

Plusieurs nouveaux enfants vont être proposés au parrainage. Dont une nouveauté : des enfants inscrits en classe de maternelle.

La rencontre entre Guillaume et son filleul Souleymane Zabré a été un moment très fort. Revoir la vidéo de ce moment ici : https://youtu.be/1zv3GbGo7xU


 
Nous avons eu l'honneur de rencontrer le Roi des Mossis... Un grand moment ! Le Mogho Naba (Roi des Mossi) est un souverain très respecté par les mossi (ethnie majoritaire au Burkina), il est le gardien des coutumes, le chef suprême de l'administration, de l'armée et de la justice. Il jouera un rôle capital dans le coup d'état du 16 septembre...

 

13 juin 2015 : Assemblée Générale. Election de Guillaume au poste de Secrétaire. Nous souhaitons la bienvenue à Guillaume, parrain de Souleymane Kabré, dans le bureau de l'association. Merci à toi pour ce nouvel engagement. La journée se termine, comme d'habitude, par une soirée conviviale autour d'un repas. Des parrains marraines sont venus de loin et nous font le plaisir de passer le week-end chez nous. Merci !

22 juin 2015 : Exposition vente à l'INSA, organisée par Patricia. Merci beaucoup Pat !

Juin 2015 : Diplômes obtenus par des enfants parrainés : 10 CEP - 7 BEPC - 2 BAC - 1 DTS secrétariat - 1 BEP - 1 diplôme d'infirmière.

Fin de parrainage abouti pour 8 enfants ! quelle fierté pour tous et pour l'association.

 

Septembre 2015 : 20ème voyage avec Marie, marraine de 3 enfants, Franck, Président, et Laurène, marraine d'1 enfant.

Voyage incroyable... et inoubliable !

Beaucoup d'enfants visités : 54

Rencontre de Marie avec ses 3 filleules, moments inoubliables ! revivre un de ces instants en vidéo ici : https://youtu.be/q8TgKJTOvz8

Emménagement dans notre maison et décoration de l'école d'éveil artistique. Fin des gros travaux.

Inscription du nom de l'école sur le mur : "Ecole d'Eveil Artistique Lola et Robin"

L'école d'éveil artistique est un projet qui a vu le jour début 2014, grâce à de multiples donateurs mais aussi a un très gros don de la famille Varet, Patricia et Alexandre. Nous avions décidé que l'école porterait le nom du plus gros donateur. Patricia et Alexandre ont préféré que l'école porte le nom de leurs enfants : Lola et Robin. C'est chose faite !

Annulation in extremis du voyage d'une autre marraine, Françoise, en raison de la fermeture des frontières... grosse et même énorme déception... mais un Skype sera organisé entre Françoise et Evelyne... petite consolation... mais grand moment de bonheur !

Rencontre de Casimir, professeur de lettres entre autres, qui propose d'organiser des ateliers d'éveil littéraire aux enfants parrainés pendant les prochaines vacances. Belle rencontre ! Les enfants buvaient ses paroles et se sont inscrits en masse à cette future activité... Merci à toi Casimir !

Une belle personne intègre notre association, et pour vous montrer à quel point Casimir est excellent, voici un poème écrit par lui, qui m'a donné des frissons... Quel talent !
UN PEU DE PAIN POUR UN ENFANT :
Seul,
Je suis couché.
Affamé
Je le suis.
Les bourdonnements de mes intestins
Sont devenus ma berceuse.
Ma peine,
Les gens se l'imaginent,
Ma faim, les gens se la représentent.
Le comble,
Les photos de mon corps malingre
Les peintures de ma silhouette difforme
Les discours sur mon piteux état
Sillonnent le monde.
Et en mon nom des gens mangent à satiété...,
Et à mon détriment des gens s'enrichissent impunément...
Alors que je croupis toujours dans la salissure
De la misérable vie qui m'a vu naître.
S'il vous plaît,
Un peu de pain pour un enfant
Un peu de pain pour un indigent
Une mie pour un impotent
Une croûte pour un avorton
Juste un tout petit peu
A défaut d'en faire
Comme ceux qui,
Dans le secret de la nuit
Dans le silence du jour
Font luire mon coeur
En consacrant de leur temps et de leur modeste gain !
S'il vous plaît,
Un tout petit peu !

MERCI CASIMIR et au plaisir de travailler ensemble pour le bien être des enfants.

1ère anesthésie générale dans une clinique africaine pour moi... un accident tout ce qu'il y a de plus bête et une grosse frayeur... vite résolue...

Réunion très importante avec toutes les familles et les enfants parrainés pour la signature du nouveau contrat de collaboration mis en place.

Ce contrat est un partenariat entre la famille de l'enfant parrainé, l'enfant concerné et l'association;  il a pour but de mettre en avant l'objectif premier de notre action qui est la réussite scolaire de l'enfant.

Ce nouveau contrat liste les engagements des 3 parties : l'association, la famille et l'enfant parrainé.

Plusieurs points sont bien précisés :

- Présence obligatoire lors de la réunion mensuelle (au moins un adulte et l'enfant parrainé)

- Obligation pour les familles d'aller chercher les bulletins de notes à l'école et de les remettre à Prisée

- Faciliter les devoirs et l'apprentissage des leçons à la maison, particulièrement pour les filles souvent astreintes aux corvées, etc...

Ceci a pour objectif de responsabiliser un peu plus les familles quant à leur rôle de suivi et d'accompagnement de l'enfant durant sa scolarité.

Voici une copie de ce nouveau contrat : cliquez ici

et surtout : 16 septembre 2015 - pendant notre séjour : Coup d'état au Burkina...

Voilà un texte que j'ai écrit à notre retour au sujet de ce coup d'état, à la demande de la Mairie de notre village :

Notre dernier voyage insolite… :

Nous étions à Ouaga en septembre dernier. 

Ce voyage a été très spécial puisque le 16 septembre, le pays a subi un coup d'état...

Un militaire haut placé a tenté de prendre le pouvoir.

Lourdement armé et soutenu par le RSP (régime de sécurité présidentiel) qu’il avait corrompu grâce à de gros moyens financiers, un régiment d’environ 1200 hommes…

Ils ont pris en otage le Président actuel  ainsi que le 1er ministre.

Détruit tous les moyens de communication : télévision burkinabè, radios et serveur internet.

Fermé les frontières aériennes et terrestres et décrété un couvre feu de 19 h à 6h.

Ils ont semé la terreur en tirant à balles réelles sur tous ceux qui manifestaient une forme de rébellion.

Nous n'étions pas en danger, car assez loin du centre ville où ils avaient pris leurs quartiers, mais confinés chez nous avec interdiction de sortir par l'ambassade... vols annulés, magasins fermés, etc... donc pas de réserve de nourriture... nous avons du manger des pâtes (douteuses car acheté quasiment au marché noir …) pendant 10 jours...

Bref, voyage surprenant et planning très contrarié...

On a eu la chance de pouvoir rentrer entre deux fermetures de frontières ! juste à temps. Avant les derniers tirs d'armes lourdes du 29 septembre, tirs qui mettaient un point final à cette tentative de putsch.

Le mouvement de la population restera mémorable et admirable : oser refuser ce dictateur et mettre sa vie en danger pour sortir de cette situation, franchement, ça impose le respect.

C’est vraiment le peuple qui a réussi à arrêter ce dictateur :

la population allait, mettant sa vie en danger, manifester au centre ville. Leur slogan : « la paix ou la mort, nous vaincrons ».

Ils ont mis de sérieux bâtons dans les roues aux putschistes en bloquant les axes principaux de la ville : des barrages de fortune (pneus, branches, etc…) étaient installés, confinant les putschistes dans le centre ville.

Grâce aux clefs de connexion par satellite, un mouvement impressionnant s’est mis en place sur les réseaux sociaux pour coordonner les différentes villes du Burkina et permettre aux militaires et policiers non putschistes de s’organiser afin d’arrêter ce dictateur.

En moins de 5 jours, ils ont réussi à obtenir la libération du Président Michel Kafando.

 A partir de là, le Président a repris la situation en main, organisé la lutte contre les putschistes, décrété la dissolution du RSP et informé que tous ceux qui combattrons sous l’uniforme du RSP seront considérés comme des déserteurs.

C’était le début de la fin du putsch. En moins de 12 jours, tout a été réglé. Le pays a retrouvé son calme et sa joie de vivre habituelle.

Chapeau bas aux Burkinabè !

 

17 octobre 2015 : 8ème exposition vente chez Jean-Louis et Michèle, d'anciens parrains de l'asso. Merci pour votre accueil.

et enfin 24 novembre 2015 : 10 ans d'existence.....

 

Ce flashback permet de faire un bilan provisoire sur 10 ans avec un total de  

203 enfants aidés durant ces 10 années = 75 diplômes obtenus par des enfants qui ne seraient probablement pas allés à l'école...

dont 98 en cours de parrainage au jour d'aujourd'hui (24 nov. 2015)

+ 15 enfants dont le parrainage a abouti