Guide du parrain

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"Vaincre la pauvreté n'est pas un acte de charité, c'est un acte de justice"... Nelson MANDELA

 

 

Cette page a pour but de répondre aux questions que vous pouvez vous poser à propos du parrainage (et aux questions qui m'ont le plus souvent été posées par mail). Si vous ne trouvez pas la réponse à une question que vous vous posez, n'hésitez pas soit à m'envoyer un mail : toubabouparrainage@free.fr soit à m'appeler : 06 33 17 64 60.

Quelle est notre éthique ?

Double-cliquez ici pour consulter la Charte de l'association.

Qui parle sur ce site ?

Je m'appelle Marie-Hélène, j'habite en France ; j'ai créé cette association en 2005. Vous pouvez découvrir ma présentation en bas de la page d'accueil du site. Je suis à votre disposition pour vous renseigner.

Qui est Prisée ?

Prisée est un jeune homme de 30 ans, marié à Denise et papa de 2 petits garçons : Pierre Parfait, 6 ans., Elisée 2 an. Il est très impliqué dans l'associatif et l'action sociale à Ouaga et a intégré notre asso en 2013. Il est désormais salarié et s'occupe du suivi des scolarités des enfants parrainés. Il se rend régulièrement dans les écoles afin d'avoir un entretien avec le professeur principal de l'enfant concerné, et le surveillant de l'école. Il fait également des visites "surprises" au domicile des enfants le soir, ce qui lui permet de se rendre compte si l'enfant travaille ses devoirs, ou est submergé de tâches ménagères (ce qui arrive aux filles assez souvent, et ce contre quoi nous luttons), ou encore si l'enfant traîne dans les rues... .

Pour connaître les autres membres de l'équipe : rendez-vous sur la page "L'équipe"

Quelle est la procédure de parrainage ?

Double-cliquez ici pour avoir tous les renseignements utiles

Est-ce que le parrainage "sert" vraiment à quelque chose ?

Nous constatons l’évolution du niveau de vie des familles des premiers enfants parrainés, il y a maintenant 10 ans, et ceci sans aucun doute.

Il faut juste du temps, l’amélioration ne peut pas se faire en 1 mois, sinon nous serions dans l’assistanat. L’amélioration vient d’eux, de leurs propres efforts encouragés par l'aide apportée par le parrainage.

Je constate sans aucun doute au fur et à mesure de mes voyages que les familles vivent mieux, ils mangent plus souvent, sont plus « gros » ou plutôt moins maigres..., leurs maisons sont plus propres, l'état de leurs cahiers et livres de cours également, l’hygiène est nettement améliorée. J’ai constaté une amélioration évidente et quelque fois très surprenante. Les sourires sur leurs visages. Les cadeaux qu'ils font à leur parrain. Etc.

De plus, certains parrains marraines ont investi, en plus de leur parrainage : maison, latrines, santé, etc, et ces familles là ont complètement changé de vie, c’est un vrai bonheur de voir l’évolution et leur joie. Ils me disent qu'ils se sentent "en sécurité" désormais...

D'autre part, nous avons désormais un vingtaine enfants qui récoltent les premiers fruits du parrainage : Amidou est maintenant Instituteur, Ahissata est Infirmière (les 2 premiers parrainages aboutis), Asséta Ouedraogo est couturière, Amdiatou est comptable, Patrice est policier, etc...  Ces études n'auraient pas été possible sans l'aide de leurs parrains.

Double-cliquez ici pour voir une vidéo de témoignage d'Amidou et d'Ahissata après le discours d'une autre enfant parrainée Olivia.

Double-cliquez ici pour voir le témoignage poignant d'une enfant parrainée à sa marraine qui était venue la voir au Burkina.

Comment sont choisis les enfants que nous proposons au parrainage ?

Le premier critère est l'impossibilité pour les parents de payer la scolarité de leur enfant : Familles très pauvres, orphelins de père ou orphelin total, décès d'un papa, ou d'une maman, etc... 90 % des enfants que nous aidons actuellement sont orphelins de père.

Le deuxième critère indispensable : que l'enfant réside à Ouagadougou. Pour le suivi régulier, il nous serait impossible d'avoir des enfants dans tout le Burkina.

Les demandes arrivent de plusieurs manières :

- soit directement auprès de l'équipe salariée à Ouaga : une famille vient leur exposer leur problème, ou encore un des membres de l'équipe apprend qu'un enfant ne va pas à l'école car les parents ne peuvent pas payer.

- soit par demande directe à l'association en France, en général par un envoi de email, expliquant une situation compliquée. Si tous les critères sont remplis, nous envoyons la demande à l'équipe à Ouaga.

Il est bien entendu que l'équipe fait une enquête sur cet enfant. Nous vérifions les infos données et ne proposons des enfants que si nous sommes sûres et certains que nous n'avons pas affaire à une arnaque (ce qui se voit assez vite dans la formulation des mails par exemple). Une fois l'enquête établie, l'équipe envoie à l'association en France un rapport d'enquête ainsi que des photos de l'enfant. L'enfant est alors proposé au parrainage.

Lorsqu’un enfant est proposé au parrainage, est-il en cours de scolarisation ou temporairement exclu du système ?

Cela dépend des enfants, la plupart sont déjà scolarisés mais en danger d’expulsion car souvent leur scolarité n’est pas payée par les parents. Il nous est arrivé d’aider une famille en attendant le parrainage, cela dépend des situations d’urgence et des cas particuliers.

Souvent les enfants vont à l'école jusqu'à Noël, au retour des vacances ils se font expulser car sans parrainage, la famille ne peut pas payer les frais. On leur réclame plusieurs fois et on expulse les enfants plusieurs fois aussi car certains (persévérants !) continuent à aller à l'école en se cachant derrière les autres mais finissent toujours par se faire repérer... et expulser à nouveau... Ils appellent cela "se faire chasser". Ils sont en général assez honteux de cette situation...

Comment aurais-je des nouvelles de mon filleul ?

- Chaque année, je fais au minimum 2 voyages au Burkina d'environ 15 jours/3 semaines.  Durant ces voyage, je visite les familles d'enfants parrainés. Je me rend donc 1 fois par an chez chaque enfant parrainé, environ 1 heure par famille. Nous discutons avec l'enfant afin d'évaluer ses conditions de vie et de scolarité. Nous voyons ses cahiers scolaires et ses bulletins. Je fais des photos et une ou plusieurs vidéos (selon les familles). La première visite après un parrainage, je fais une vidéo du lieu où habite l'enfant et de sa maison. Je ne refais pas cette vidéo les années suivantes s'il n'y a pas eu de changement bien sûr. Je fais également une vidéo de l'enfant qui s'adresse à son parrain ou/et qui découvre ses cadeaux lorsqu'il y en a. J'évalue les éventuels problèmes vitaux nécessitant une intervention de l'asso (santé, hygiène ou autres). A mon retour, je fais les rapports de voyage enfant par enfant. Cela me demande environ 2 mois pour tous les faire. Je préviens chaque parrain par email lorsque le rapport de son filleul est fait.

- les responsables de l'asso à Ouagadougou, font un suivi régulier dans les familles. Ils se rendent dans les écoles pour discuter avec le professeur principal de l'enfant ou le surveillant. Ils font également des visites "surprises" à domicile pour voir si les enfants font leurs devoirs le soir ou trainent dans les rues. L'équipe à Ouaga travaille aussi à impliquer les parents dans le suivi de la scolarité de leur enfant.

- Autre façon d'avoir des nouvelles : les courriers échangés entre le parrain et le filleul. Donc si vous souhaitez correspondre avec votre filleul, il vous suffit de lui écrire. Les enfants écrivent quelque fois spontanément mais en général ils répondent plutôt aux courriers.

- Le "Journal" du site existe aussi pour vous donner des nouvelles pêle-mêle. La plupart du temps, ce sont des nouvelles anodines. Quelque fois, ce sont des nouvelles plus importantes, dans ce dernier cas, le parrain concerné reçoit également un email.

Est-ce que je peux vous accompagner lors d'un voyage ?

Oui, avec un immense plaisir ! Plusieurs parrains-marraines sont déjà venus avec moi. C'est un vrai bonheur pour tout le monde et un grand moment inoubliable pour le parrain et pour l'enfant concerné.
Compte-tenu de difficultés rencontrées certaines (rares) fois avec des parrains-marraines qui venaient pour la 1ère fois, une nouvelle règle a été mise en place : pour votre 1er voyage à Ouaga, vous devrez loger à l'Hôtel (nous pouvons vous aider pour la réservation). Nous n'accueillons au domicile de l'association que les parrains-marraines qui sont déjà venus et que nous connaissons, et avec qui nous savons qu'ils seront un soutien et non pas une charge supplémentaire (ce qui nous est malheureusement arrivé). Les activités de l'association sur place sont très éprouvantes émotionnellement, les situations rencontrées sont très compliquées et demandent toute notre attention et toute notre énergie.

Comment correspondre avec mon filleul ?

Deux possibilités :

- soit l'envoi d'une lettre postale :

Adresse postale à Ouagadougou :

Marie-Hélène Giroud

08 BP 11481 OUAGADOUGOU 08

BURKINA FASO

Sur l'enveloppe, préciser à l'attention de…….. (prénom et nom de l’enfant + numéro si plusieurs noms identiques) afin que les responsables des parrainages au Burkina sachent à qui est destiné le courrier.  Pour l'affranchissement, c'est 1,20 euros pour le Burkina et il faut compter une bonne quinzaine de jours pour la réception.

- soit par email :

Vous pouvez également envoyer votre courrier par email à l'adresse de l'asso, ce courrier sera transmis à Ouaga par email, imprimé puis distribué à votre filleul(le) à la réunion mensuelle de l'asso (chaque 1er dimanche du mois)

Pourquoi éviter de mettre mon adresse personnelle lors de mes envois au Burkina ?

Tout simplement parce que l'enfant n'en a nullement besoin : il écrit ses courriers et les remet au responsable sur place qui les envoie tous au siège en France, c'est moi qui re-dispatche aux différents parrains. Pourquoi ? La première raison est que cela simplifie du responsable sur place, la deuxième raison est que nous avons déjà eu une tentative d'abus de la part d'une famille : ayant en sa possession l'adresse du parrain de leur enfant, ils ont envoyé une demande d'argent par courrier directement au parrain afin de lui demander de payer des frais qui avaient déjà été payés par l'asso... Si le parrain n'avait pas vérifié en m'appelant, il y aurait eu deux paiements et donc un abus flagrant d'une famille pas très correcte (qui n'est plus aidée par l'asso depuis)

Puis-je envoyer des colis/des cadeaux à mon filleul ?

Si vous voulez faire un cadeau, vous avez plusieurs options :
 
- Soit vous m'envoyez la somme d'argent en euros (par chèque ou par virement sur le compte de l'asso, jamais au Burkina directement) en m'indiquant ce que vous voulez offrir et moi je transmets au responsable sur place qui fait les achats au Burkina, en compagnie de l'enfant si vous le souhaitez, il nous envoie des photos avec le cadeau. Somme maximum par cadeau : 50 euros, sauf cas exceptionnel dont nous aurions discuté au préalable.

 

- Soit vous attendez mon voyage annuel, je préviens tous les parrains marraines environ 2 mois avant afin que vous m'envoyez chez moi vos colis que je transporte moi-même dans mes bagages et remet en main propre aux enfants, avec photos et vidéos. Vous pouvez également envoyer de l'argent en m'indiquant ce que vous souhaitez que j'achète à votre filleul. Je fais dans ce cas, l'achat au Burkina, en compagnie (pour des vêtements par exemple) ou pas de votre filleul.
Ceci évite tous les risques liés à la corruption assez forte (si votre envoi plait aux douaniers, il n'arrivera pas forcément...). Si vous décidez d'envoyer malgré tout un colis, il faut absolument me prévenir car le responsable au Burkina devra aller à un guichet particulier pour le réclamer. S'il ne le sait pas, il ne peut pas aller le récupérer (il n'y a pas d'avis comme de la Poste comme chez nous).

- pour un cadeau en argent, la somme maximum a été fixée  à 50 euros par cadeau (par exemple : 50 euros au moment de la visite annuelle + 50 euros pour Noël). Ceci afin de limiter les trop grosses différences entre les enfants.

Quel cadeau est le plus apprécié par la famille de mon filleul ?

De toute évidence : de la nourriture ! Ils ne mangent qu'une fois par jour, dans les meilleurs cas. J'ai déjà vu une famille qui n'avait pas mangée depuis 4 jours... Certaines familles vivent uniquement de la générosité de leurs voisins ou de leur communauté religieuse.

Et si je veux faire un autre cadeau, plus personnel ?

Vous le pouvez, bien sûr. Les vêtements sont très appréciés, les chaussures également (certains enfants marchent pieds nus... mais si je m'en rend compte je lui achète des chaussures lors de mon voyage). Certains enfants aiment les livres et les romans. Les garçons apprécient énormément les ballons de foot. Les petites filles sont friandes de poupée. A titre d'info, ils n'ont aucun jouet. Les garçons jouent au foot avec des boites de conserve. Les filles jouent avec les cailloux ou autre bout de ficelle...

Comment payer mon parrainage ?

- soit mensuellement, par virement ou par chèque

- soit annuellement, par virement ou par chèque également

Quel est le montant à payer ?

27 euros par mois si votre filleul est en primaire ou au collège, soit 324 euros l'année

32 euros par mois si votre filleul est au lycée ou en école professionnelle (CAP, BEP, école d'infirmière, école des maîtres, etc.), soit 384 euros l'année

Où est-ce que je trouve les coordonnés bancaires de l'association ainsi que l'adresse postale ?

Ici : http://toubabouparrainage.free.fr/AJF/Procedureparrainage.htm

Si je paie en une seule fois, quelle est la période de paiement :

Vous payez une première fois au moment où vous commencez votre parrainage. Les années suivantes, vous recevrez un mail fin avril vous demandant le paiement de votre parrainage annuel avant début juillet. Pourquoi à cette période ? Car les inscriptions des enfants pour la rentrée suivante se font en juillet. Au moment de l'inscription, Le responsable au Burkina doit payer les frais de scolarité, l'asso doit donc avoir perçu les montants du parrainage afin de pouvoir transférer les fonds au Burkina à temps. Pourquoi payer avant l'inscription ? Parce que nous avons déjà eu des parrains qui s'engageaient par mail et qui ne payaient jamais... l'asso a donc avancé l'argent, convaincue que le règlement aller arriver. Cette situation pourrait mettre en péril l'association si cela se produisait plusieurs fois.

Et si je commence mon parrainage durant le premier trimestre de l'année civile ? Dans ce cas, vous n'aurez pas à repayer en mai/juin, mais seulement l'année d'après. Exemple : début de parrainage en février 2010 avec paiement en une seule fois, prochain paiement : juin 2011. Mais si paiement dans le dernier semestre 2009 (par exemple), prochain paiement : juin 2010.

Qu'est-ce que je paie avec le montant du parrainage ?

- l'inscription à l'école (plus ou moins chère selon les écoles, privés, publiques, frais de dossiers, adhésion parents d'élèves, etc.) mais JAMAIS gratuite (contrairement à ce qui est annoncé par l'état). Pour info, la moins chère des inscriptions est à 5 000 cfa, la plus chère à 575 000 cfa. Les classes les plus chères : école professionnelle (infirmière, mécanicien, électricien, etc...) et les maternelles (car très peu d'élèves, les burkinabé ne mettent leurs enfants à l'école qu'au primaire bien souvent)

- les fournitures scolaires adaptées à votre filleul (selon la liste donnée par l'établissement). Le matériel professionnel est laissé à la charge de la famille, ceci afin que les familles participent également à la scolarisation de leur enfant. S'il y a vraiment une difficulté, nous envisageons une aide, selon les situations individuelles.

Où mange mon filleul à midi pendant les périodes scolaires ?

Nous avons abandonné complètement l'inscription aux cantines scolaires et avons fait le choix de fournir de la nourriture selon les besoins, si la famille n'arrive pas à manger correctement par ses propres moyens. Pourquoi ? Parce que les cantines n'existent pas forcément dans toutes les écoles, et que si elles existent, l'hygiène et la nourriture servie ne sont pas acceptables, quelques fois il n'y a rien à manger... Nous n'avons aucune garantie que l'enfant mangera à sa faim tous les jours.. L'expérience nous a montré que cet argent était gaspillé puisque l'enfant ne mangeait pas malgré notre paiement.

Certains parrains-marraines souhaitent que leur filleul mange dans un maquis (petit restau de rue) à côté de leur école. C'est une bonne solution quand l'enfant va dans une école très loin de chez lui, ou quand les parents n'ont pas du tout les moyens de lui donner une pièce le matin pour son repas. Cela évite que cet enfant reste toute la journée le ventre vide. Dans ce cas, le parrain prend en charge le montant des repas, en plus du parrainage, en réglant soit par mois, soit pour l'année (nous faisons dans ce cas une estimation du nombre de repas). Les responsables à Ouaga vont négocier avec un maquis  pour que l'enfant ait un plat chaque midi, en fin de mois, les responsables vont payer les repas pris au cours du mois. Aucun argent n'est remis à l'enfant ou à sa famille. Le montant d'un plat de riz varie entre 300 et 500 cfa (0.5 à 0.75 cts d'euros).

Pourquoi le prix du parrainage est le même, que mon filleul soit en public ou en privé ?

Parce que l'asso a fait le choix d'un fonctionnement communautaire. Nous avons longuement réfléchi à cette question. Nous ne pouvions pas faire de l'individuel, la gestion aurait été trop énorme et trop compliquée. D'autre part, la disparité entre les parrainages aurait pu être énorme, certains enfants auraient nécessité un montant de parrainage avoisinant les 1 000 euros par an (exemple : école d'infirmière, certains CAP, internat quand il est nécessaire, etc.). Ils n'auraient donc eu aucune chance d'être parrainés. En lissant le montant du parrainage, on permet à tous d'avoir la possibilité d'être parrainé. Et on n'assomme pas un parrain qui voit son filleul entrer en école professionnelle et qui passerait d'une année à l'autre du simple au double, voire au triple... les arrêts de parrainage seraient fréquents car tout le monde ne peut pas assumer ce genre de charge. Le meilleur choix était donc, à nos yeux, le mode solidaire : les inscriptions les moins chères (primaire en école publique) permettent de payer les plus chères, et les parrains concernés s'y retrouvent car un jour (si leur engagement dur, ce qui est à priori le but d'un parrainage) ce sont eux qui bénéficieront de ce système.

Le montant de mon parrainage paie-t-il autre chose ?

Oui, quand il y a une "urgence" ou une situation inacceptable. Du genre :

- une famille qui n'a pas mangé depuis plusieurs jours, nous achetons de la nourriture dans l'urgence (dès que nous en avons connaissance),

- un enfant malade avec, soit un risque important (ex : crise de palu grave, etc.), soit un diagnostic qui ne lui permet pas de suivre sa scolarité normalement (ex : problème d'audition de Fatimata Soré),

- l'achat d'un vélo à un enfant qui fait plus d'une heure de marche pour aller à l'école (par exemple), l'achat de chaussures à un enfant qui marche pieds nus, l'achat d'une natte à un enfant qui dort sur des cartons, etc...

En fait, ces dépenses sont décidées selon la réalité des situations et au cas par cas. C'est encore une fois un fonctionnement communautaire. Votre filleul n'aura peut-être jamais besoin de cette aide, mais vous aurez participé à sauver ou à améliorer la vie d'un autre enfant... Lorsque le coût de l'intervention est trop élevé, nous lançons un appel aux dons sur le site afin de faire face à la dépense.

Quand est-ce que l'asso intervient au niveau de la santé ?

Pour les soins de santé, deux cas de figure se présentent :

- soit il y a une urgence médicale et l'association prend en charge les soins car nous ne laissons jamais un enfant en danger (ni même un parent ou un frère et sœur d'enfant parrainé d'ailleurs), si la dépense est conséquente, nous lançons un appel aux dons sur le site et pour l'instant, nous avons toujours réussi à combler les frais (ex : l'opération d'urgence de Sanata qui était en danger suite à des calculs rénaux, les soins donnés à Sylviane qui manquait de sang et qui était en danger d'un arrêt cardiaque, etc...)


- soit il n'y a pas "d'urgence" médicale, dans le sens où l'enfant n'est pas en danger vital, auquel cas nous signalons le problème de santé dans notre rapport annuel ou par l'intermédiaire d'un mail à la marraine concernée et d'un mot dans le journal du site.
Libre à vous de faire soigner l'enfant, mais dans ce cas, c'est à vos frais, car nous ne pouvons pas prendre en charge tous les maux de tous les enfants sans mettre en péril l'association. (exemple : lunettes pour Asséta, traitement pour Fatimata Tapsoba qui avait des vertiges liés à une anomalie génétique, caries dentaires pour Aïssa,  etc.). Vous n'y êtes pas du tout obligé, votre engagement concerne principalement la scolarité et toutes les aides apportées en plus sont vraiment un "plus" que chacun fait ou pas selon ses moyens et sa réalité. Si je suis sur place au moment du problème, bien souvent, j'emmène l'enfant en consultation à la charge de l'asso sans que cela ne pose de problème.

Comment fonctionne les soins au Burkina ?

Il n'y a aucun soin avant paiement. Vous devez tout payer : les gants, la seringue, le bâton pour ausculter la gorge, etc... en cas d'intervention chirurgicale : l'alèse pour la table d'opération, la perfusion, les médicaments nécessaires, etc.

Quand les pompiers sont appelés, vous devez payer 3 000 cfa pour être emmené à l'hôpital public. Quand vous arrivez à l'hôpital, on ne vous soigne pas tant que vous n'êtes pas à même de fournir le reçu de paiement des soins que vous devez avoir. Vous êtes dans le couloir à attendre que la famille trouve l'argent, quelque soit votre état...

Si vous êtes hospitalisé : il n'y a pas d'infirmière pour vous aider à aller aux toilettes par exemple, un membre de votre famille est obligé de rester en permanence à vos côtés, il n'y a pas de repas non plus, aucun repas, c'est encore la famille qui doit en apporter.

Il n'y a pas de sécurité sociale. Il est possible d'adhérer à une assurance santé, mais celle-ci est assez chère. A ce propos, nous sommes en train de faire établir des devis par des assurances afin d'avoir une idée précise du coût... c'est un projet.

Est-ce que votre filleul est vacciné ?

Pour la plupart : non. Certains le sont seulement s'il y a eu une campagne de vaccination gratuite. Nous avons essayé de recenser ceux qui sont vaccinés, et contre quoi, mais cela s'est avéré impossible car ils n'ont pas de carnet de santé... et quand ils ont été vaccinés à l'école, ils ne savent pas contre quoi...

Et si mon filleul ou un de ses parents est séropositif ?

Dans ce cas, il a une prise en charge totale des soins liés à sa séropositivité à l'hôpital public de Ouaga. A la condition que les démarches aient été faites... mais en général c'est le cas.

Quelques idées de prix pêle-mêle :

les CFA (monnaie burkinabè) sont nos anciens francs : enlevez 2 zéros et vous avez nos francs français avant le passage à l'euro

- un sac de maïs de 100 kg (base du Tô) : 20 000 cfa (permet à une famille de vivre plusieurs semaines)

- un sac de riz de 50 kg : 20 000 cfa

- un sac de pâtes 5 kg : 3 500 cfa

- un poulet : environ 2 500 cfa

- une natte (ils dorment dessus, les matelas sont très rares) : 3 500 cfa

- un matelas en mousse (2 places) : 24 000 cfa

- une paire de baskets : environ 6 000 cfa

- un Jean et un tee-shirt : environ 10 000 cfa

- un ballon de foot : de 7 500 a 10 000 cfa selon la qualité

- un vélo : environ 45 000 cfa avec le cadenas.

- une consultation chez un médecin en clinique : entre 3 000 et 15 000 cfa

- une consultation au dispensaire : environ 500 cfa

- l'installation de l'eau courante : environ 70 000 cfa (selon la distance qui sépare la maison à l'arrivée la plus proche)

- l'installation de l'électricité : environ 200 000 cfa (encore une fois selon la distance)

- l'installation d'une plaque solaire permettant la lumière et 3 prises : environ 100 000 cfa (d'excellente qualité car on trouve moins cher mais ce sont des "chinoiseries" comme ils disent)

- la création de latrines : environ 150 000 cfa (selon l'état de la terre)

- un scooter : 500 000 cfa environ (très variable selon les périodes, mais c'est un minimum)

- le loyer d'une maison en banco sans aucun confort : de 2 000 cfa à 15 000 cfa le mois

- le loyer d'une maison modeste mais avec eau et électricité, et latrines : très variable de 15 000 le mois à 30 000... selon la grandeur et l'emplacement.

- le prix d'une voiture avec chauffeur (impossible de louer une voiture sans chauffeur au Burkina) : environ 50 000 la journée + l'essence.

- le prix d'une assiette de riz dans un maquis : de 300 à 500 cfa

- le prix d'un soda dans un restaurant : environ 800 cfa

Pourquoi leur date de naissance sont difficiles à obtenir ?

Bien souvent, lorsqu'on pose la question à un enfant il ne connaît pas sa date de naissance. Sa maman la connaît quelque fois, mais pas systématiquement. La seule manière de la connaître est de demander leur extrait de naissance. Ils n'ont pas tous des extraits de naissance, si la famille n'a pas fait la démarche ils n'en ont pas, si la maman n'a pas accouché à la maternité elle n'en aura pas, si elle a accouché à la maternité mais est partie sans payer les frais elle n'en aura pas, etc...

Il y a des timbres fiscaux à payer et tout le monde ne le peut pas... Ce qui pose problème au moment des examens scolaires car il est obligatoire. Dans ce cas, l'asso aide la famille pour le paiement d'un jugement de tribunal où ils doivent réunir 2 témoins et attester l'année de naissance de leur enfant. Dans ce cas, la date inscrite sur l'extrait est le 31 décembre. Donc si vous voyez votre filleul avec une date de naissance au 31 décembre, c'est probablement parce que les parents ont fait l'extrait de naissance bien après sa naissance et ne se rappelaient plus de la date exacte. C'est une date fictive, seule l'année est juste.

Un parrainage cesse et n’est repris qu’au bout de plusieurs mois, que font les enfants pendant cette période, vont-ils à l’école ou restent-ils chez eux ?

Si un enfant est inscrit à l'école grâce à un parrainage et que celui-ci s'arrête : l'enfant n'arrête pas l’école.

Pour l’instant, nous avons toujours continué à prendre en charge leur scolarité en attendant un re-parrainage. Il n’y a donc aucune conséquence immédiate pour l’enfant, si ce n’est qu’il n’a plus d’échanges par courrier avec son parrain et à la condition que le re-parrainage intervienne dans un délai de 6 mois environ.

Quelques infos sur leurs conditions de vie :

Dans le secteur où nous intervenons (secteur 17) - équivalent de nos arrondissements - les rues ne portent pas de nom (seuls les très grands axes ont un nom de rue), les maisons ou habitations n'ont pas de numéro. Il n'y a pas de boîte aux lettres, et il n'y a donc pas de facteur (ce métier n'existe pas chez eux). La distribution du courrier est donc impossible. La seule façon de recevoir du courrier est de louer une boîte postale à la Poste. Ce que l'asso a fait pour vos courriers. La location est assez chère, cela pour vous dire que la majorité des gens ne peuvent pas avoir ce genre de "luxe".

Alors comment reçoivent-ils leurs factures ?

Pour l'électricité, le problème est réglé car la personne qui a les moyens d'avoir l'électricité paie sa consommation d'avance. Il n'y a donc jamais de relevé de compteur. Il faut aller à la SONABEL (équivalent de l'EDF), payer ce qu'il vous faut (par ex 10 kW), le guichetier vous donne un reçu avec un code. Code qu'il faut taper sur votre compteur (il y a un clavier sur chaque compteur), et votre compteur se crédite du montant payé. Un décompte commence ; Quand il arrive à zéro, il se coupe, vous n'avez plus d'électricité jusqu'à ce que vous rechargiez...

Pour l'eau (toujours dans l'éventualité où la personne ait les moyens d'avoir payé l'installation d'eau), il s'agit de toute façon d'un robinet dans la cour. Il n'y a aucune famille (dans nos enfants parrainés) qui ait l'eau à l'intérieur de la maison comme chez nous. Dans ce cas, un agent de l'ONEA (service des eaux burkinabè) passe en personne chez chaque famille qui a une installation pour relever le compteur. Après son passage, la famille a environ 15 jours pour aller payer sa consommation à l'agence la plus proche. Si elle est absente, il ont un délai de 20 jours pour aller payer au guichet, avant que l'eau ne soit coupée. Le problème des coupures est qu'ils sont quelque fois obligés de couper une rue entière pour une seule famille... car il n'y a pas de système de coupure à chaque habitation...

Pour le reste, ils se rendent directement dans les institutions concernées, il n'y a aucun courrier.

Que mangent-ils ?

Le plat quotidien est le Tô : c'est une préparation (qui nécessitent plusieurs heures de cuisson) à base de mil ou de maïs servie dans une sauce, le plus souvent au Gombo. Ce plat n’est habituellement pas très apprécié par le visiteur étranger en raison de la viscosité de la sauce au Gombo, il est cependant très apprécié des Burkinabè. Ainsi, il reste le repas quotidien de la grande majorité des habitants du Burkina Faso tant en zone rurale que dans les villes. Il est servi habituellement dans un grand plat commun et est consommé avec la main. Le Tô est accompagné de sauces différents : au Gombo, à l'oseille, aux arachides, etc... seule la sauce change.


Le riz est également apprécié, mais il coûte beaucoup plus cher que le maïs et n'est donc pas un plat courant. C'est un peu un plat de "fête". Pour les pâtes, c'est encore pire ! Ils ne mangent un bout de viande (poulet ou mouton) que pour une fête importante (Noël, Tabaski, mariage, communion, etc.), idem pour le poisson. Exceptée dans la sauce qui accompagne le Tô, ils ne mangent jamais de légumes. Idem pour les fruits, ils sont trop chers (à part s'ils ont la chance d'avoir un manguier dans leur cour). La cuisine est toujours dehors, dans la cour, il s'agit d'un coin de la cour où il y a quelques pierres qui entourent un feu de bois. En cas de pluie, soit ils font le feu à l'entrée de leur maison (à l'intérieur !), soit ils ne mangent pas.

Quel est le parcours scolaire ?

L'éducation de base comprend le préscolaire d'une durée de 3 ans, qui accueille les enfants de 3 à 6 ans ;

L'enseignement primaire, qui est en principe obligatoire et gratuit ( c'est très loin d 'être le cas dans la réalité ), accueille les enfants à partir de 7 ans pour un cycle dont la durée est de 6 ans ( CP1, CP2, CE1, CE2, CM1 et CM2 ). La fin de cet enseignement est sanctionné par le Certificat d'Etudes Primaires, qui joue le rôle de concours pour l'entrée en 6ème .

Les enfants entrent très souvent directement au CP1. Lorsqu'ils entrent en CP1, ils découvrent le français qui est la langue officielle des cours. Avant d'entrer à l'école, ils parlent le plus souvent leur dialecte avec leurs proches. C'est sûrement pour cela qu'il y a 2 CP... la première année de CP est assez difficile pour eux.

Pour le collège et le lycée, c'est exactement comme chez nous, à la seule différence qu'il n'y a pas de BAC de français en 1ère.

Le taux d’alphabétisation de la tranche de la population âgée de plus de 15 ans est de 24%.

Le taux de scolarisation au primaire est estimé à 57% en 2005. Mais des disparités existent entre les genres, les régions, les provinces et entre villes et campagnes. L’Est et le Nord-Est sont les régions ou le taux de scolarisation est le plus bas (à peine 25%) et l’écart entre les deux genres est d’environ 20%.

Le taux brut de scolarisation au niveau secondaire était estimé à 14% en 2005. A ce niveau les disparités sont très importantes entre les villes et les campagnes. 50,7% des établissements d’enseignement secondaire sont implantés en ville et seulement 6,1 en milieu rural.

On dénombre trois universités publiques au Burkina Faso : les Universités de Ouagadougou, de Bobo Dioulasso et de Koudougou.  L’unique université privée est de type confessionnel. Il s’agit de l’Université catholique St Thomas d’Aquin de Ouagadougou. Le taux de scolarisation au niveau supérieur est de 2,4% selon les derniers chiffres de la Banque Mondiale.